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Cathédrale de Bourges et ses mystères

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Cathédrale de Bourges et ses mystères

Message  Isa_vhada le Sam 6 Déc - 4:27

CATHEDRALE DE BOURGES



L'Ordre du Temple est sans aucun doute celui qui a le plus intrigué dans l'Histoire, non pas pour ses actions et sa vie propre, mais surtout pour sa fin tragique.

Depuis plus de 7 siècles, l'Ordre du Temple intrigue, c'est un vrai mystère, une énigme que l'histoire nous résume entre une lutte d'un roi et/ou d'un pape pour s'emparer d'une richesse et d'une puissance.

C'est sans doute un peu court et depuis 7 siècle, on veut résoudre une énigme dont on n'a pas ...



posé les bases et surtout retrouver le fameux, célèbre et énigmatique trésor des Templiers









Les Templiers à Bourges





Comme le signale un excellent ouvrage sur les sites templiers de France par Jean Luc Aubarbier et Michel Binet, aux éditions Ouest-France, "la riche cité de Bourges ne pouvait manquer d'intéresser les Templiers".
Il est dit aussi que les Templiers de Bourges possédaient avant 1195, date du début de la construction de la cathédrale, une commanderie à Soulas et une maison dans le cloître Saint Etienne
Soulas du côté de Berry en allant sur La motte s'appelle aujourd'hui Solas. Ce fut en effet une ancienne dépendance des Templiers, puis à l'Ordre de Malte.
Il en reste un tout petit jardin avec un pigeonnier qui date…. De la Révolution.





C'est vers 1260 que l'on retrouve une charte qui règle un vieux conflit entre l'évêque et les chevaliers du temple.
Les Templiers à Bourges selon Philippe Goldman étaient propriétaires de vignes dans le secteur dit des Danjons, sans doute à l'emplacement de ce qui est aujourd'hui l'Eglise Saint Henri.
Ils avaient aussi, et cela est attesté dès 1201, une maison à l'intérieur du cloître de la Cathédrale. Il faut rappeler que la cathédrale était bien entourée et particulièrement densifiée, les grosses maisons de chanoines tout comme l'Officialité étaient des lieux prestigieux dans ce quartier privilégié de la Ville.
Cette maison des Templier leur appartenait encore en 1394, mais elle fut échangée par une autre située rue Porte Jaune, c'était en 1425.
Chez Buhot de Kersers, on évoque une maison appartenant aux Frères Hospitaliers située dans le cloître avant d'aller à l'angle de la rue Porte Jaune et de la rue du Four.




Cette maison restera dans l'Histoire comme la vraie maison des Templiers, appelée "maison de la Commanderie"
Et puis en poursuivant dans les curiosités des noms, il y a quelques semaines, j'ai reçu une demande d'une société privée d'Orléans je crois qui proposait de réaliser un lotissement du côté du quartier de Pignoux.

Je regardais le dossier et quelle ne fut pas ma surprise de constater que le nom du lotissement était "La Commanderie", je regardais plus en avant et je vis que sur les cartes et plan du service de l'Urbanisme de Bourges effectivement une zone s'appelait "la commanderie".

Or en cet endroit, aucune trace de Templiers….. le mystère continue.


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Re: Cathédrale de Bourges et ses mystères

Message  Isa_vhada le Sam 6 Déc - 4:30





La destruction de l'Ordre par Philippe le Bel ressemble un peu pour Jacques de Molay et ses compagnons au sort de Jacques Cœur lâché par Charles VII. Des destins un peu identiques, des fortunes, des influences politiques et "un Roy en besoin d'argent".

Pourtant l'Ordre du Temple à Bourges, c'est un peu "aux abonnés absents", comme pour les Alchimistes, c'est un peu souvent occulté, et pour certains, c'est "un gros mot". Tout ce qui est en dehors du correcte en histoire est prohibé.
Aucun article sur ce Thème pour Bourges dans aucune publication et cela dure depuis 800 ans. Parfois une allusion, une hypothèse en face d'un bâtiment, mais pas plus.
Les Templiers, à Bourges plus qu'ailleurs sont-ils maudits tout comme les Alchimistes.


L'Ordre du Temple




L'Ordre du Temple a été fondé par Hugues de Payns en 1119 après la première croisade, ils étaient en fait 9 chevaliers qui voulaient rester en Terre Sainte afin d'assurer la sécurité des chrétiens et défendre les lieux Sai,nts.
En 1127 lorsqu'il revient de Jérusalem. Il veut, une fois rentré, obtenir deux choses, la première, c'est une reconnaissance de l'Ordre par la Pape, une seconde, c'est de recruter de nouveaux adhérents, donc de nouveaux Templiers.
Il va donc parcourir la France et, de ville en ville jouer les sergents recruteurs.
Ce n'est pas simple car la règle est sévère. Ce seront des moines soldats et il n'est pas simple de concilier le combat avec les préceptes de la religion.


C'est en 1128 que Saint Bernard rédige et diffuse la règle pour l'Ordre du Temple.
La même année, le pape Honorius III les dote d'un grand manteau blanc et la pape suivant Eugène III ajoute une belle croix rouge sur ce beau manteau, ce sera désormais leur uniforme.
Le 18 mars 1314, le Grand maître de l'Ordre du Temple est brûlé vif avec plusieurs de ses compagnons.
La malédiction des Templiers qui a produit tant d'écrits, de films et autres œuvres commençait, la même année, il est vrai que le pape et le roi moururent.



Les Croisades







Les croisades commencent en Occident à la fin du XI e siècle.
C'est le 27 novembre 1095 que le Pape Urbain II ( Chro p 193) appelle tous les chrétiens à défendre l'Occident et en particuliers ceux qui sont en Terre Sainte face aux invasions musulmanes.
Le discours est particulièrement enflammé :
"Je vous en avertis et vous en conjure au nom du Seigneur, … aux Francs de tout rang, gens de pied et chevaliers, pauvres et riches à s'empresser d'aller secourir les adorateurs du Christ."
Et le pape de poursuivre pour bien se faire comprendre et donner une contrepartie :
"C'est le Christ qui l'ordonne. A tous ceux qui partiront là-bas, si, soit en luttant soit sur le chemin ou sur la mer, soit en luttant contre les païens, ils viennent à perdre la vie, une rémission immédiate de leurs péchés leur sera faite".

La première croisade lancée aussi par Pierre Lermite se forme en Berry se déroule de 1096 à 1099, elle est l'œuvre de Godefroy de Bouillon et de Raimond Saint Gilles, elle aboutit à la prise de Jérusalem le 15 juillet 1099.
La seconde croisade avec Louis VII se déroule un demi-siècle plus tard, de 1147 à 1149. Le point de départ en est le renouvellement du couronnement du roi à Bourges en 1145.
Elle fait suite à une victoire des musulmans de Zanki à Edesse en 1144. Cette croisade part de Vézelay, elle a reçu l'accord de Bernard de Clairvaux qui a prêché pour cette croisade le 31 mars 1146.
Louis VII et Aliénor d'Aquitaine prennent la croix et partent en Terre sainte. C'est une défaite totale et les francs sont massacrés.
Puis c'est la chute de Jérusalem prise par Saladin en 1187.

La troisième croisade est la plus célèbre, elle commence en 1189 et dure 3 ans, elle se fait sous la conduite de Richard Cœur de Lion, Frédéric Barberousse et Philippe Auguste.
Enfin la quatrième croisade date des années 1202 / 1204 et se termine par la prise de Constantinople, alors que 50 ans plus tard, c'est Saint Louis le roi un peu mystique qui reprend les armes pendant la seconde moitié du XIII e siècle
.
Bourges et les croisades




Il faut noter que le vicomte de Bourges, Eudes Arpin en 1101 vend ses fiefs pour 60 000 sous-or au roi de France afin de financer sa croisade et c'est ainsi que Bourges entre dans la couronne du roi de France.




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Re: Cathédrale de Bourges et ses mystères

Message  Isa_vhada le Sam 6 Déc - 4:33

Les Templiers à Bourges



Comme le signale un excellent ouvrage sur les sites templiers de France par Jean Luc Aubarbier et Michel Binet, aux éditions Ouest-France, "la riche cité de Bourges ne pouvait manquer d'intéresser les Templiers".
Il est dit aussi que les Templiers de Bourges possédaient avant 1195, date du début de la construction de la cathédrale, une commanderie à Soulas et une maison dans le cloître Saint Etienne

Soulas du côté de Berry en allant sur La motte s'appelle aujourd'hui Solas. Ce fut en effet une ancienne dépendance des Templiers, puis à l'Ordre de Malte.



C'est vers 1260 que l'on retrouve une charte qui règle un vieux conflit entre l'évêque et les chevaliers du temple.
Les Templiers à Bourges selon Philippe Goldman étaient propriétaires de vignes dans le secteur dit des Danjons, sans doute à l'emplacement de ce qui est aujourd'hui l'Eglise Saint Henri.

Ils avaient aussi, et cela est attesté dès 1201, une maison à l'intérieur du cloître de la Cathédrale. Il faut rappeler que la cathédrale était bien entourée et particulièrement densifiée, les grosses maisons de chanoines tout comme l'Officialité étaient des lieux prestigieux dans ce quartier privilégié de la Ville.
Cette maison des Templier leur appartenait encore en 1394, mais elle fut échangée par une autre située rue Porte Jaune, c'était en 1425.

Chez Buhot de Kersers, on évoque une maison appartenant aux Frères Hospitaliers située dans le cloître avant d'aller à l'angle de la rue Porte Jaune et de la rue du Four.
Cette maison restera dans l'Histoire comme la vraie maison des Templiers, appelée "maison de la Commanderie"
Et puis en poursuivant dans les curiosités des noms, il y a quelques semaines, j'ai reçu une demande d'une société privée d'Orléans je crois qui proposait de réaliser un lotissement du côté du quartier de Pignoux.
Je regardais le dossier et quelle ne fut pas ma surprise de constater que le nom du lotissement était "La Commanderie", je regardais plus en avant et je vis que sur les cartes et plan du service de l'Urbanisme de Bourges effectivement une zone s'appelait "la commanderie".


Or en cet endroit, aucune trace de Templiers….. le mystère continue.


Dans Buhot de Kersers, p 259, on trouve quelques écrits sur une maison des Templiers. Il s'agirait d'un sanctuaire situé dans le faubourg d'Auron et baptisé Saint-Jean-Baptiste. Les traces sont forcément anciennes, et ce serait "la principale trace que nous connaissons du séjour des templiers à Bourges". Ceci serait dans un acte retrouvé et daté de 1283.
Près de ce sanctuaire se situait une maison ( domus de ponte ultrionis) qui appartenait aux Templiers. Pour l'auteur, c'était sans doute leur résidence principale à Bourges.
Le précepteur se nommait Johannes de Landeyo si l'on en croit les archives conservées de la Sainte Chapelle.

Pour Devailly, ( Le Berry du Xe au milieu du XIII s siècle - 1973 - p262), L'Ordre des Templiers possédait dans la région de Bourges plusieurs paroisses.
Il semble bien que les relations entre le pape, alors Honorius III et l'Ordre des Templiers en Berry ne fut pas des plus faciles. En 1220, le pape évoque les abus des Templiers à Villefranche dur Cher, car ces derniers construisaient des édifices religieux qui arrivaient en concurrence avec les paroisses installées. C'était un peu de la concurrence déloyale.
De même l'année suivante, la querelle portait sur la construction d'oratoires et surtout de cimetières, ce qui était semble-t-il encore plus grave.
Il fut demandé aux Templiers ( AD Cher G1) de n'enterrer dans leurs cimetières, que les membres de l'Ordre et non pas les paroissiens.

Les "jardins de la commanderie" étaient-ils route d'Issoudun ? vers Saint Henri ? C'est possible.
Bulletin mensuel de la Société Historique du cher d'avril 1952 et décembre 1955)
Il y aurait eu un sanctuaire gallo-romain puis une chapelle détruite en 1930, et des sarcophages auraient été découverts, on évoque d'ailleurs parfois ce lieu comme "le champ des cercueils".



C'est au début du XIV e siècle que les biens des Templiers sont confisqués, donc la vigne et les maisons de Bourges et ces biens sont alors confiés aux Hospitaliers.
C'est aussi ce qui explique la difficulté de dénombrer les biens appartenant aux uns et ceux appartenant aux autres. Comme depuis, les archives de la Ville sont parties en fumée en 1487, les hypothèses sont plus importantes que les certitudes.



Pour Roger Richer, dans son Bourges pas à pas, on trouve page 166, une allusion aux Templiers. Il est évoqué une portion de la rue Mirebeau qui s'appelait "passage des Templiers", il allait de la rue de la Frange à la place Gordaine. La raison de cette appellation tenait semble-t-il à la présence d'un monastère qui était au numéro 73 rue Mirebeau.
Il est aussi indiqué qu'à la suite de la commission rogatoire donnée au bailly de Bourges par Philippe le Bel, il était indiqué de procéder à l'arrestation des tous les Templiers et d'instruire leur procès.
C'est alors que le couvent des Templiers passa aux mains des Augustins et que la ruelle s'appellera alors rue des Augustins.

A Bourges de manière traditionnelle, le couvent des Augustins est qualifié de maison des Templiers. Mais où est la réalité ou est la légende ?
Si l'on en croit les historiens, aucun document n'évoque les chevaliers du temple en cet emplacement. Ce qui semble certain, c'est la présence en 1270 des frères de la pénitence, un ordre religieux qui va disparaître soit en 1296 soit plus tard en 1313.
L'archevêque de l'époque récupéra le domaine, c'était Gille de Rome, que Philippe le bel lui remis, pour y établir les Hermites de Saint Augustin, un ordre peu connu certes, mais dont l'archevêque avait été général !
Un nouveau monastère est alors construit… et détruit dans l'incendie de 1487.

Ce qui semble curieux, et c'est peut être un hasard, mais cela a servi à développer la légende des Templiers en ce lieu, c'est la date de 1313, correspondant à la fin des Templiers, et c'est Philippe le bel qui donne le couvent.
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Re: Cathédrale de Bourges et ses mystères

Message  Isa_vhada le Sam 6 Déc - 4:44




Jacques Coeur de Bourges et l'Alchimie




LA CHASSE A LA SORCIERE "ALCHIMIE"



Lorsque les Amis de Jacques Cœur, leur Présidente, Marie-France Narboux, et son époux, Roland Narboux, créateur du site officiel des Amis du Grand Argentier, m’ont demandé de rédiger un article sur Jacques Cœur et l’Alchimie dans la continuité de l’article écrit pour Histoire Médiévale de février 2004 et de la conférence présentée au Palais Jacques Coeur en 2003, j’ai hésité. Mes deux ouvrages, «Jacques Cœur, l’homme aux yeux d’émeraude » et « d’alchimique mémoire, Jacques Cœur » avaient pris en compte cette réalité qui échappe aux poids et mesure de la raison froide en intégrant la dimension alchimique du chevalier au cœur et à la coquille. Cela n’est pas toujours bien perçu. La fin du vingtième siècle et le début du vingt-et-unième siècle français ont vu s’installer dans notre pays des lumières de la liberté de pensée un état de fait inquisitoire prônant le bannissement de certaines activités d’orientation spiritualiste et symbolique, fait relevant de ce que Louis Pauwels appelait « la bataille de l’esprit fermé contre l’esprit ouvert ». Dans cette chasse à la sorcière, l’alchimie occupe une place de choix. Cela avait valu à mes livres, référencés par le Centre des Monuments Nationaux, d'être chassés de la "Grande Méson" où ils se vendaient très bien. Ecrire sur le sujet pour le web était donc retourner le couteau dans la plaie. Refuser de revenir sur ce sujet était ne pas saisir la chance qu’un groupe de personnes, fermement guidées par le souhait d’une connaissance élargie du Grand Argentier, m’offraient pour approfondir cette facette mystérieuse de sa vie. Les Amis de Jacques Cœur m’invitaient à m’exprimer au nom du regard tout simplement attentif et aimant de l’amitié. Avant donc de développer ce thème qui est l’un de mes sujets préférés, écoutons Bernard Méheust, professeur de philosophie, dans un article de VSD sur les recherches officielles sur le « paranormal », hors série Juillet 2003, page 54 :

« S’il était encore besoin de le démontrer, le succès du livre d’Henri Broch et de Georges Charpak, «devenez savants, devenez sorciers », Odile Jacob, 2002, en fournirait la preuve : on peut réfuter la métapsychique sans risquer d’être contredit. Cet ouvrage a beau s’être vendu à 230.000 exemplaires et avoir été salué comme une contribution importante à la prophylaxie sociale, il demeure creux à mes yeux. Rares sont les commentateurs (hormis Michel Polac) à s’être élevés contre l’ouvrage. Les contradicteurs suffisamment informés se sont raréfiés ou n’ont plus droit au chapitre. Du coup, les règles du débat d’idées, fondé sur l’information et l’argumentaire, peuvent être piétinées en toute impunité. Comment une question qui, au début du vingtième siècle, passionnait les plus grands esprits, a-t-elle pu à ce point s’évanouir de la conscience collective et du débat public ? »

Pourquoi cette citation ? Parce que l’alchimie est une métapsychique aussi bien qu’une métaphysique, une pratique unissant physico-chimie, spiritualité et pensée symbolique. Nous retrouverons ce triple concept dans les livres de pierre qu’ont laissé les grands alchimistes. En ce sens, Jacques Cœur n’a pas dérogé à la règle du ternaire dans les signes qu’il a laissés dans la pierre. A ce jour, aucune preuve écrite de sa pratique alchimique n’a été retrouvée. Tentons cependant d’écouter les signes matériels et le faisceau de convergences qu’ils semblent constituer en gardant l’esprit ouvert dans une volonté de synthèse et d’acceptation d’une pensée médiévale bien loin des limitations matérialistes de notre modernité.

Sans vouloir paraphraser Michel Mehust, comment l’alchimie, qui a toujours passionné les grands esprits, comme Newton qui l’a pratiquée, et marqué notre inconscient collectif, peut-elle à ce point être bannie, lorsqu’elle n’est pas soupçonnée de sorcellerie, jusqu'à faire tendre à disparaître ou se cacher les travaux qui permettent d’en comprendre l’intérêt ? D’une belle utilité serait la grande moralité qui ressort des textes que les alchimistes ont laissés. Notre monde moderne en rupture de "reliance" religieuse (religion, religare, relier) aurait de quoi s’en inspirer ! Sa citation exprime bien le gouffre dans lequel se trouve notre société en ce qui concerne les choses de l’Esprit dont l’alchimie fait partie. De là sans doute vient le peu de place accordée à ce thème épineux dans les ouvrages modernes consacrés à Jacques Cœur, alors que son lien avec l’alchimie est évoqué régulièrement dans le passé. Pour traiter le sujet exhaustivement, un tour d’horizon s’impose sur les différents écrits établissant un lien entre Jacques Cœur et l’alchimie.

Tout d’abord, soyons clairs. Il faut souligner le manque d’empressement des alchimistes eux-mêmes à étaler ce sujet qui pouvait mettre leur vie en danger, sauf lorsqu’ils trouvaient protection auprès d’un souverain assez éclairé pour leur épargner certain désagrément. De nombreux alchimistes ont péri dans les antres sombres du pouvoir, raison du silence posé sur ces pratiques devenues secrètes par nécessité. Ceux qui n’ont pas respecté la loi du silence et du secret, l’ont chèrement payé.



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