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Les Fêtes à travers le Temps

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Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 9:45



Présentation de Noël



Partout en Europe, des fêtes romaines, germaniques ou celtiques marquaient le début de l'hiver.

Le christianisme prend ses origines et son essor dans le monde antique en proposant une nouvelle promesse de vie, en annonçant une nouvelle lumière du monde en la personne de Jésus-Christ. Peu à peu est institué à partir du IVe siècle un calendrier de fêtes religieuses. Elles sont destinées à supplanter les anciens rites et les fêts païenns.
Noël est la fête de la Nativité, qui commémore dans la liturgie chrétienne la naissance de Jésus-Christ, dans la nuit du 24 au 25 décembre. La France et le Canada contemporains n'ont pas oublié les traditions du passé et gardent encore vivantes les pratiques et les croyances liées aux fêtes de Noël.
Quant à la signification du mot Noël, il pourrait avoir trois origines :

  • une origine judaïque
  • une origine latine religieuse, rattachée à Dies natalis (le jour de la naissance du Christ).
  • une origine celtique, plus controversée, du nom gaulois novo (nouveau) et hel (soleil) correspondant au solstice d'hiver.

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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 9:54



Noël au Moyen-Âge




Au Moyen Âge, la célébration religieuse de Noël est accompagnée de diverses manifestations qui sont à l'origine de pratiques dont les développement successifs conduisent aux crèchesmodernes : les tropes, les drames liturgiques ou mystères et les chants de Noël.

Composée au XIIIe siècle, la Légende dorée de Jacques de Voragine contribue, d'après les Évangiles apocryphes, à la diffusion des légendes et récits anecdotiques autour de la naissance et de l'enfance du Christ. D'autres fêtes populaires comme la fête des fous rappellent les cultes pré-chrétiens.



La crèche





La crèche désigne la mangeoire pour les animaux dans laquelle la Vierge a déposé Jésus à sa naissance selon Saint Luc. Elle désignera par la suite le lieu de la Nativité, puis la scène de la Nativité.
Les deux plus anciennes représentations de la Nativité qui soient connues datent du IVe siècle.
La première consiste en une peinture murale ornant la chambre mortuaire d'une famille chrétienne ayant vécu aux environs de 380. Cette oeuvre picturale a été découverte en 1877 dans les Catacombes de Saint Sébastien, à Rome.

L'autre mention fait référence à une scène peinte sur un sarcophage de la basilique de Saint Maximin représentant l'adoration de l'Enfant Jésus par les Rois Mages.

Le terme de crèche (de l'allemand "Krippe") apparut dès le XIIe siècle. Une légende la fait remonter à Saint François d'Assise : il aurait fait célébrer en 1223, avec une autorisation pontificale, la messe de minuit à Greccio, en Italie, devant une étable où hommes et bêtes revivent les circonstances de la Nativité.

Au Moyen Âge, les drames liturgiques, les mystères et les jeux qui se jouaient primitivement dans les églises, puis sur les parvis sont à l'origine des crèches spectacles

Les premières crèches d'église apparues au XVIe siècle ont remplacé de manière statique et théâtrale les jeux scéniques des liturgies médiévales. Au XVIIIe siècle, la mode des crèches familiales se répand


Drames liturgiques et mystères




A l'origine des drames liturgiques se trouvent les tropes, dont nous avons gardé la trace dans des manuscrits des XIe et XIIe siècles : les tropaires.

Les drames, inspirés d'épisodes bibliques, mettent en scène l'adoration des bergers ou la procession des mages. Les représentations prennent trop d'ampleur et un caractère trop profane pour l'Eglise qui bannit dans un premier temps ces manifestations des églises, avant de les interdire en 1548 à Paris, puis en 1677 dans toute la France.

En prenant un caractère profane, le drame devient mystère. Son interdiction va favoriser l'essor des cantiques en français ou en langue régionale, ainsi que des pastorales qui seront, jusqu'à la fin du XIXe siècle, la manifestation la plus populaire des célèbrations de Noël. Elle mènera ensuite à l'abandon des crèches d'église.
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 9:58


Les chants de Noël




Toute veillée de Noël se devait d'être agrémentée par des chants de Noël, mais aussi par des chansons populaires. Évidemment toute la gamme des cantiques religieux y passait.

Nombre d'entre eux ont d'ailleurs été colligés par Ernest Gagnon, qui fut l'un des premiers au Québec à s'y intéresser. Sa collecte de cantiques fit d'ailleurs l'objet de recueils intitulés Cantiques populaires du Canada français, édités en 1897 et 1906.

Outre les cantiques religieux, on chantait également des noëls anciens comme D'où viens-tu bergère?. Ernest Myrand publia un recueil de ces Noëls anciens de la Nouvelle-France.
Des vieux noëls français, en passant par les christmas carols américains, dont le fameux White Christmas popularisé par Bing Crosby, on arrivait aux chansons populaires plus récentes telles que Le petit renne au nez rouge, Petit papa Noël et Vive le vent, pour ne nommer que celles-là.

Même si elles ne faisaient pas partie des chants de Noël traditionnels, d'autres chansons folkloriques, à boire ou à répondre, n'en figuraient pas moins au répertoire des veillées du temps des Fêtes.



Fêtes païennes du Moyen Age




Au Moyen Âge, la fête des fous et la fête de l'âne furent très populaires.
La fête des fous était célébrée le jour de Noël le 25 décembre, ou le jour de l'An ou de l'Épiphanie.

Elle rappellait les Saturnales romaines. C'était un temps de liberté où les domestiques devenaient les maîtres et les maîtres les domestiques. En cette seule journée, les valeurs établies de la société étaient renversées et la religion était tournée en dérision.

La fête de l'âne était célébrée dans certaines villes la veille de Noël ou au cours des secondes vêpres le 25 décembre : en souvenir de la fuite en Egypte, une jeune fille tenant un enfant dans ses bras pénétrait dans une église à dos d'âne. Pendant la messe, toutes les prières se terminaient alors par "hi-han". L'Église a rapidement interdit ces célébrations qui prenaient un caractère obscène.


Les cultes pré-chrétiens dans le monde antique



Avant le christianisme, les fêtes païennes et religieuses étaient nombreuses autour de la date du 25 décembre. Les plus connues étaient les Saturnales du 17 au 24 décembre, le culte de Mithra célébré le 25 décembre et la fête des sigillaires à la fin du mois de décembre.

Les Saturnales


À l'époque romaine, les Saturnales, fête religieuse, étaient fêtées à Rome et dans les provinces romaines du 17 au 24 décembre.

Elles célèbraient le règne de Saturne, dieu des semailles et de l'agriculture. Elles étaient la manifestation de la fête de la liberté (libertas decembris) et du monde à l'envers. Jour de liberté des esclaves à Rome, ces derniers devenaient les maîtres et les maîtres obéissaient aux esclaves.

Les Saturnales ont laissé des traces au Moyen Age dans la fête des fous
.
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 10:00

Les Saturnales


À l'époque romaine, les Saturnales, fête religieuse, étaient fêtées à Rome et dans les provinces romaines du 17 au 24 décembre.
Elles célèbraient le règne de Saturne, dieu des semailles et de l'agriculture. Elles étaient la manifestation de la fête de la liberté (libertas decembris) et du monde à l'envers. Jour de liberté des esclaves à Rome, ces derniers devenaient les maîtres et les maîtres obéissaient aux esclaves.
Les Saturnales ont laissé des traces au Moyen Age dans la fête des fous


Le culte de Mithra


Venu de Perse, le culte de Mithra s'est répandu au IIIe et IVe siècles av. J.-C. Ce culte présentait de nombreuses similitudes avec des cérémonies et des rites chrétiens : baptème, hostie, repos du dimanche.
Le 25 décembre, on fêtait, par le sacrifice d'un taureau, le Sol invictus (Soleil invaincu) correspondant à la naissance de ce jeune dieu solaire, qui surgissait d'un rocher ou d'une grotte sous la forme d'un enfant nouveau-né.


La fête des sigillaires


La fête des sigillaires, sceaux ou cachets de terre, était une fête romaine païenne. A la fin des Saturnales, les Romains avaient l'habitude d'offrir des cadeaux, en particulier aux enfants : anneaux, cachets, et menus objets. Cette fête des sigillaires donnait lieu à des festins pour lesquels les maisons étaient décorées de plantes vertes.





Fêtes païennes du Moyen Age




Au Moyen Âge, la fête des fous et la fête de l'âne furent très populaires.
La fête des fous était célébrée le jour de Noël le 25 décembre, ou le jour de l'An ou de l'Épiphanie. Elle rappellait les Saturnales romaines.

C'était un temps de liberté où les domestiques devenaient les maîtres et les maîtres les domestiques. En cette seule journée, les valeurs établies de la société étaient renversées et la religion était tournée en dérision.

La fête de l'âne était célébrée dans certaines villes la veille de Noël ou au cours des secondes vêpres le 25 décembre : en souvenir de la fuite en Egypte, une jeune fille tenant un enfant dans ses bras pénétrait dans une église à dos d'âne. Pendant la messe, toutes les prières se terminaient alors par "hi-han". L'Église a rapidement interdit ces célébrations qui prenaient un caractère obscène.
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 10:05

Noël - Du XVe au XVIIIe siècles



En France, au Moyen Âge, les drames liturgiques, les mystères et les jeux qui se jouaient primitivement dans les églises, puis sur les parvis, sont à l'origine des crèches vivantes. Les premières crèches d'église apparues dès le XVe siècle en Italie, et au XVIe siècle en France, ont remplacé de manière statique et théâtrale les jeux scéniques des liturgies médiévales.

L'introduction de l'imprimerie entraîne une évolution importante de la culture européenne. Grâce au livre, les Bibles et les chants de Noël deviennent accessibles à tous.

Les chants de Noël sont le trait le plus répandu de la célèbration populaire de la Nativité. Dès le XVIe siècle, ils sont attestés dans toutes les provinces et, parce qu'ils sont détachés de la liturgie (en latin), commencent à être édités dans les langues régionales et diffusés par les colporteurs.

Les Bibles de Noël ont connu de très nombreuses éditions dans la littérature de colportage du XVIIe au XIXe siècle. Les colporteurs vendaient également des estampes qui représentaient la Nativité et comportaient des cantiques.

Premier du cycle des douze jours, Noël donnait le ton aux réjouissances des Fêtes. Avec Noël, débutait le cycle des veilléesqui se déroulaient jusqu'à la fête des Rois.
Au Canada, après le repas du soir, on recevait, à tour de rôle, parents, amis et gens du voisinage pour chanter, danser et s'amuser pleinement au son des airs joyeux qu'offraient les violonneux, accordéonistes, guitaristes et autres.

Sans doute à cause de leur petit côté latin, les Québécois avaient le sens de la fête et ne se faisaient jamais prier pour exécuter une gigue, entonner une chanson, raconter un conte ou une histoire amusante afin de divertir l'assemblée.

Ces "veillées du bon vieux temps", comme on les appelle encore aujourd'hui, étaient empreintes d'entrain et de bonne humeur. Ces réjouissances familiales marquaient non seulement la célébration de la naissance du Sauveur, mais elles signifiaient également la fin de cette longue période d'abstinence et de pénitence imposée par l'Église durant l'Avent.

En Nouvelle-France, la célèbration de la fête de la Nativité nous vient des missionnaires et des colons français.

C'est donc à ces premiers arrivants que les Amérindiens et les francophones doivent la traditionnelle messe de Minuit et ses cantiques ou vieux noëls, dont certains remontent au Moyen Âge.

Pour les anglophones, qu'ils soient protestants ou catholiques, la célébration de cette fête religieuse faisait déjà partie de leurs us et coutumes lorsqu'ils arrivèrent au pays au XVIIIe siècle.
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 10:09

La crèche spectacle
ou crèche vivante




Les crèches spectacles sont des crèches montées et jouées en public, qui se sont appelées, selon le genre, l'époque ou la région : crèches publiques, crèches parlantes, pastorales, crèches bisontines.
Il n'y a pas de filiation directe entre les drames liturgiques médiévaux et le théâtre populaire de la crèche dont les plus anciennes manifestations remontent à la fin du XVIIIe siècle.

L'origine en est plutôt les recueils de Noël qui se multiplient dès le XVIe siècle, dans lesquels certains cantiques font dialoguer deux ou plusieurs partenaires.

Ces recueils comportaient des éléments pour l'interprétation de saynètes dans lesquelles les bergers avaient un rôle important. Les pastorales en sont issues.


La crèche bisontine




La crèche bisontine est une crèche spectacle de marionnettes qui a pris son essor à la fin de l'Ancien Régime.

À Besançon, à la veille de la Révolution, un montreur de marionnettes monta un spectacle populaire en ajoutant aux personnages traditionnels de la crèche des personnages types de la société locale.


Le personnage satirique Barbizier incarnait une résistance des Francs-Comtois à la politique d'assimilation menée par la France, une lutte contre les abus du pouvoir et de la richesse. Il devint ainsi le porte parole de l'identité culturelle régionale.

Interdite pendant la Révolution, la crèche bisontine perdit progressivement son caractère de critique sociale pour devenir un spectacle pour enfants à la fin du XIXe siècle.

Le texte, transmis oralement, fut fixé en 1865 par l'Abbé Bailly ; quelques années plus tard fut monté un spectacle où des jeunes gens prirent les rôles traditionnels des marionnettes.

La crèche bisontine est toujours jouée de nos jours.
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 10:12


Les cantiques




Peu de temps après que Noël fut accepté comme l'une des grandes fêtes religieuses, on vit apparaître, au Ve siècle, les premiers hymnes en l'honneur de la Nativité. Ces cantiques, écrits en latin, se multiplièrent par la suite. Du XIIIe au XVIIIe siècles, plusieurs de ces hymnes furent traduits en diverses langues et devinrent des chants populaires.

Ces cantiques sont nommés au Canada français, chants de Noël; alors qu'en France, ils sont plutôt désignés sous le terme générique de noëls et, pour les anglophones d'Amérique, sous celui de carols.

Chanter des cantiques et des chants de Noël fait partie de la tradition vivante pour plusieurs églises et foyers albertains.
Certaines églises protestantes offrent au public des concerts et des spectacles de Noël, exprimant ainsi leur perception de la signification de Noël.

Une des plus impressionnantes productions est le «sapin chantant» présenté par l'église Central Pentacostal Tabernacle. Pour les membres des différentes églises aussi bien que le grand public, ce spectacle fait maintenant partie de leurs traditions de Noël.


Il est né le divin Enfant

Il est né le divin Enfant !
Jouez, hautbois, résonnez, musettes;
Il est né le divin Enfant;
Chantons tous son avènement.
Depuis plus de quatre mille ans
Nous le promettaient les prophètes :
Depuis plus de quatre mille ans
Nous attendions cet heureux temps !...





Les chants populaires





Parmi les nombreux noëls français qui ont franchi l'Atlantique pour arriver jusqu'au Canada, Les anges dans nos campagnes (du Languedoc), Il est né le divin Enfant,

Dans cette étable et Çà, bergers sont certainement les plus connus aujourd'hui.
Hérités du Moyen Âge, ces chants religieux sont devenus, avec le temps, des chants populaires.

D'autres cantiques, tels Adeste Fideles, Minuit Chrétiens et Sainte Nuit, nous sont également parvenus du continent européen.
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 10:18


Adeste Fideles



L'hymne Adeste Fideles, dont l'origine reste incertaine, serait attribuée à saint Bonaventure, un prêtre franciscain, qui en aurait composé le texte original, en latin, au XIIIe siècle.

Toutefois, des manuscrits originaux datant du XVIIIe siècle, qui renferment les paroles et la mélodie, sont signés par John Francis Wade, alors musicien dans la colonie catholique anglaise de Douai, en France.

Par ailleurs, on mentionne également le nom de Marcus Antonius de Fonseca, maître de chapelle du roi du Portugal, comme étant le compositeur de la musique.

Ce cantiqueaurait été chanté, à la fin du XVIIIe siècle, dans la chapelle de l'ambassade du Portugal, à Londres.





Minuit Chrétiens




Les paroles du Minuit Chrétiens ont été écrites en 1847 par Placide Clappeau, maire de Roquemaure, en France. Cet ancien négociant en vins composait des poèmes en vers pour son propre plaisir. Quant à la mélodie, elle serait l'oeuvre d'Adolphe Adam, un musicien de Paris.

C'est le baryton Faure, qui rendit célèbre ce cantique de Noël.

On pouvait même l'entendre jusqu'en Louisiane lors de la messe de Minuit, célébrée à la cathédrale Saint-Louis de la Nouvelle-Orléans, où se réunissaient les Acadiens et les Créoles de descendance française.




Sainte Nuit



C'est à Joseph Mohr, un prêtre des Alpes autrichiennes, que nous devons les paroles de Sainte Nuit (Silent Night). Il les a écrites le soir du 24 décembre 1818.

Le lendemain, son ami, François-Xavier Gruber, en composa la musique.

Ce cantique fut chanté pour la première fois par quatre petits Tyroliens, les frères Strasser.
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 10:23

La veillée de Noël



La journée de Noël ne pouvait se terminer sans qu'une veillée de circonstance n'ait lieu. Ainsi, les chants de Noël
, les danses mais aussi les contes et légendes agrémentaient-ils cette soirée. D'autres éléments, telles la bûche de Noël et les décorations intérieures, ajoutaient une note de plus à cette ambiance particulière du temps des Fêtes.

À cette veillée de Noël, il n'était pas rare d'y voir une cinquantaine de personnes, et souvent même plus, entassées dans la maison paternelle pour participer à ces réjouissances familiales, que nul ne voulait manquer.



Les contes et légendes



En France au Moyen Âge, la culture traditionnelle puise au coeur des Évangiles apocryphes d'innombrables récits de Noël. Cette tradition orale mettra des siècles avant de constituer un genre littéraire véritable.

Ces histoires, contes et légendes sont articulés autour de nombreux motifs, des histoires de trésors, de morts qui reviennent hanter les vivants, et autour de la Nuit des Merveilles pendant laquelle les animaux ont le don de la parole. Selon les régions, le conte de Noël français s'inspire de la géographie, la faune, la flore ou la vie quotidienne.

Ainsi, la très belle légende de la sauge met en vedette la sainte Famille et trois plantes que l'on retrouve en Provence. De la même manière, le conte du petit ramoneur retrace la vie des pauvres gens.
À la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècles, le conte de Noël sera reconnu comme un genre littéraire, grâce à l'écrivain anglais Charles Dickens et à son célèbre récit : A Christmas Carol.

Au Canada français, les contes empruntent le chemin des camps de bûcherons.

On y retrouve des récits d'origine française où des punitions sont infligées aux mécréants qui refusent la charité à autrui la nuit de Noël, d'autres où des âmes charitables sont récompensées pour leur bonté envers les démunis.

On parle aussi des personnages de la sainte Famille et de héros fantastiques comme Tom Caribou, sans oublier les légendes de loup-garous, de feux-follets et de chasse-galeries.


La bûche de Noël



La coutume voulait que, la veille de Noël, on aille chercher une énorme bûche de bois franc, appelée bûche de Noël, et qu'on la rapporte à la maison en grande pompe.

Le soir de Noël, le maître de maison la plaçait dans l'âtre, procédait à des libations, en arrosant le tronc d'huile, de sel et de vin cuit et récitait des prières de circonstance. Dans certaines familles, c'était les jeunes filles de la maison qui allumaient la bûche avec les tisons de celle de l'année précédente, qu'on avait pris soin de conserver précieusement.

Dans d'autres familles, c'était plutôt à la mère que revenait ce privilège. Les cendres de cette bûche avaient, dit-on, la propriété de protéger la maison de la foudre et des pouvoirs maléfiques du diable. Le choix de l'essence du bois, les pratiques d'allumage et la durée de combustion constituaient un véritable rituel pouvant varier selon les régions.
Cette coutume, remontant au XIIe siècle, avait cours dans la plupart des pays européens, notamment en France et en Italie, où la bûche de Noël était appelée ceppo. Au Québec comme en France, cette tradition aurait perduré jusqu'au dernier quart du XIXe siècle.

La disparition de cette tradition coïncide avec celle des grands âtres, remplacés progressivement par des poëles de fonte. La grosse bûche fut alors remplacée par une petite bûche de bois, parfois rehaussée de chandelles et de verdure, qu'on plaçait au centre de la table comme décoration de Noël.


Aujourd'hui, la bûche de Noël est devenue une pâtisserie traditionnelle, succulent gâteau roulé, glacé de crème au café ou au chocolat et décoré de feuilles de houx et de roses en sucre.


Les pâtisseries



Les repas de Noël étaient des repas d'exception dans la société traditionelle et se devaient d'être abondants. Souvent, ils se terminaient par des pâtisseries confectionnées à partir des ingrédients de la production domestique : oeufs du poulailler, fruits du verger.
Beaucoup de ces pâtisseries étaient non seulement des friandises mais aussi des éléments symboliques de la fête de Noël : elles faisaient partie des présents, du décor de la table ou du sapin, et elles pouvaient avoir des vertus magiques de protection contre les maléfices.
En France, chaque région avait sa spécialité : cornues en Limousin, cugnots dans l'Est, springerle en Alsace, pompe ou fougasse en Provence, où l'on servait traditionnellement les treize desserts...

Au Canada, ressemblant aux beignets de carnaval que l'on fait en Lorraine, les beignes et les croquinoles (de forme rectangulaire) saupoudrés de sucre fin ou de sucre à glacer constituaient un savoureux dessert. On les servait froids, parfois accompagnés de confitures de petits fruits sauvages, de gelées ou de crème. À cela venait s'ajouter toute la gamme des biscuits de Noël et des bonbons, dont le fameux sucre à la crème.
Trois autres desserts se retrouvaient également sur la table lors des repas festifs de Noël : la bûche de Noël, le plum pudding et le gâteau aux fruits.
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 10:28

Les treize desserts de Noël



En Provence, le repas traditionnel de Noël est appelé "le gros souper". Il se termine par un nombre rituel de treize desserts symbolisant le Christ et les douze apôtres. Ils doivent être servis en même temps et chaque convive doit les goûter tous. Ils sont composés de pâtisserie et de fruits :

  • des fruits secs appelés les quatre mendiants, par analogie avec les robes des ordres mendiants : les raisins secs pour les Dominicains, les figues sèches pour les Franciscains, les noisettes pour les Augustins et les amandes pour les Carmes ;
  • la pompe à huile
  • du nougat blanc et noir ;
  • des fruits confits ou frais, en particulier pommes et raisins spécialement conservés pour Noël ;
  • des confiseries comme les calissons ou les biscotins d'Aix ;
  • et, plus récente, la bûche de Noël.



Le cycle des douze jours



En France, le temps de Noël pouvait varier selon les régions et s'étendre du début du mois de décembre jusqu'à la Chandeleur. Le plus souvent, il désignait les

douze jours qui vont de Noël aux Rois.
Cette période pouvait porter des noms différents selon les régions : Calendo en Provence, Chalende en Dauphiné, Nadal en Languedoc, Nan en Anjou, Poitou, Charente, Nedelec en Bretagne, et le plus répandu de tous : Noël.



L'Avent



Le temps de Noël se déroule pendant presque un mois, et les fêtes peuvent débuter dès la Saint Martin, le 11 novembre pour se terminer le 6 janvier avec l'Épiphanie. La période de l'Avent (du latin Adventus, la venue, l'arrivée) dure quatre semaines au cours desquelles le rituel religieux prépare à la célébration de Noël.
Autrefois, période de jeûne, la consommation de viande, de fromages, de boissons alcoolisées était interdite. Pendant ce temps, on préparait le repas de Noël en tuant le cochon, on confectionnait des pâtisseries, on nettoyait la maison, on la décorait.
Aujourd'hui, les enfants comptent les jours qui les séparent du soir de Noël en ouvrant les cases des calendriers de l'Avent.



L'Épiphanie





L'Épiphanie commémore l'Annonce de la naissance du Christ aux Bergerset aux Rois-Mages.

L'histoire des Rois-Mages est un mélange de faits réels et légendaires et la tradition a parfois confondu les Bergers et les Rois-Mages.

Seuls les Évangiles de Luc et de Matthieu évoquent la naissance et l'enfance du Christ ; cependant, Luc ne parle ni des Mages, ni de la fuite en Égypte et Matthieu ne parle ni de la Crèche ni des Bergers.
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 10:32

Les Bergers



D'après l'Evangile de Saint Luc :
Il y avait dans la contrée des bergers qui vivaient aux champs et qui la nuit veillaient à la garde de leur troupeau. L'ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté, et ils furent saisis d'une grande frayeur.

Mais l'ange leur dit : " Rassurez-vous, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple : aujourd'hui, dans la cité de David, un Sauveur est né, qui est le Messie Seigneur. Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche
".


Et soudain se joignit à l'ange une troupe nombreuse de l'armée céleste, qui louait Dieu en disant :
Gloire à Dieu au plus haut des cieux
Et paix sur la terre aux hommes qu'il aime !

Lorsque les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : "Allons donc à Bethléem et voyons ce grand événement que le Seigneur nous a fait connaître."

Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche.

Et l'ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant ; et tous ceux qui les entendirent furent émerveillés de ce que racontaient les bergers.




Anges





Charles Poerson, le Père
XVIIe siècle
Collection : Musée du Louvre, Paris, France
Photo : Agence Photographique de la Réunion des musées nationaux



Annonce faite aux bergers
Enluminure, folio 69
École française.
XVe siècle
Collection : Musée national du Moyen Âge, Paris, France
Photo : Agence Photographique de la Réunion des musées nationaux



Ange en cire, portant le phylactère "Gloire à dieu"
Décor de sapin de Noël ?
Alsace, milieu du XIXe siècle
Collection : Musée Alsacien, Strasbourg, Paris, France
Photo : Musée de Strasbourg, Paris, France



Petit moule à pain d'épices ; bois de poirier sculpté, orné d'un ange tenant une trompe
Alsace, début du XIXe siècle
Collection : Musée Alsacien, Strasbourg, Paris, France
Photo : Musée de Strasbourg, Paris, France



Les Rois-Mages



D'après l'Evangile selon Saint Matthieu :
Jésus étant né à Bethléem de Judée au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient se présentèrent à Jérusalem et demandèrent : "Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu en effet son astre se lever et sommes venus lui rendre hommage." Informé, le roi Hérode s'émut, et tout Jérusalem avec lui...

Alors Hérode manda secrètement les mages, se fit préciser par eux la date de l'apparition de l'astre et les dirigea sur Bethléem en disant : "Allez vous renseigner exactement sur l'enfant ; et quand vous l'aurez trouvé, avisez-moi, afin que j'aille, moi aussi, lui rendre hommage."
Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route ; et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à son lever, les devançait jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant. La vue de l'astre les remplit d'une très grande joie. Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et tombant à genoux, se prosternèrent devant lui ; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Après quoi, un songe les ayant avertis de ne pas retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays."
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Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 10:37

La Nativité



La Nativité rassemble Marie, Joseph, l'Enfant Jésus, les Bergers, les Anges et les Rois Mages le jour de l'Epiphanie.

Les représentations de la naissance du Christ se multiplient à partir du IVe siècle, et en particulier sur les livres utilisés pendant la liturgie comme les psautiers.
Il existe deux traditions dans les représentations iconographiques de la Nativité.
Dans la tradition occidentale, la conception et la naissance de Jésus relèvent du Divin : Marie est restée vierge et, n'étant pas soumise à la malédiction des filles d'Eve, n'a pas souffert lors de son accouchement. C'est pourquoi elle est figurée assise, portant l'enfant Jésus sur ses genoux.
A la fin du XIVe siècle, sous l'influence artistique italienne, la Vierge sera représentée à genoux dans l'attitude de l'adoration.
La tradition orientale insiste au contraire sur la réalité de l'Incarnation de Jésus, sur le caractère humain de sa naissance : Marie, venant d'accoucher, est allongée.
L'iconographie de la Nativité comprend également l'annonce aux bergers, l'hommage des Rois Mages et d'autres éléments.



L'iconographie religieuse



Les bergers comme les rois mages sont détenteurs de pouvoirs occultes et ont des rapports privilégiés avec le cosmos. Les bergers symbolisent les humbles, les rois mages, le pouvoir et la richesse.
Les premières représentations des mages montrent des sages orientaux vêtus de pantalons bouffants et de bonnets phrygiens. La tradition en fait trois rois figurant l'humanité, porteurs de présents symboliques et suivis par de somptueux cortèges.

Traditionnellement, Gaspard vêtu de bleu et tenant un ciboire contenant l'encens représente l'Afrique ; Balthazard, vêtu de rouge et tenant une urne remplie d'or représente l'Asie ; et Melchior, vêtu de vert, tenant dans un coffret la myrrhe représente l'Europe (ou les races africaines, sémites et blanches).
Les autres éléments iconographiques : la grotte, les animaux de l'étable apparaissent dans les Évangiles apocryphes, non reconnus dans les Écritures, en raison de la place importante accordée au merveilleux.



La grotte de Bethléem





Les Évangiles apocryphes, postérieurs d'un siècle aux Évangiles, ont enrichi le récit de la Nativité en y introduisant le merveilleux : des miracles s'y produisent, des apparitions célestes et des personnages nouveaux y font leur apparition. La grotte est mentionnée dans le Protoévangile de Jacques :
Joseph sella son âne et y fit asseoir Marie... Et ils arrivèrent à la moitié du chemin... Et il trouva là une grotte et il y fit entrer Marie...
Dans l'Évangile du pseudo-Matthieu, la présence de l'âne et du boeuf est expliquée comme suit :
Or le troisième jour après la naissance du seigneur, Marie sortit de la grotte et elle entra dans une étable et elle déposa l'enfant dans la crèche et le boeuf et l'âne l'adorèrent.

Alors s'accomplit ce qui avait été annoncé par le prophète Isaïe : "Le boeuf a connu son maître et l'âne, la crèche de son Seigneur".

Alors s'accomplit ce qui avait été dit par la bouche du prophète Habacuc : "Tu te manifesteras au milieu de deux animaux."
Dès les premiers temps de la chrétienté, la grotte de Bethléem devint un lieu de pèlerinage et l'objet d'un culte. Origène rapporte qu'au IIIe siècle, on montrait aux pélerins non seulement la grotte mais aussi la crèche, c'est à dire la mangeoire qui aurait servi de berceau au Christ. Dès le VIe siècle, des oratoires reproduisant la grotte furent construits dans quelques églises romaines. On y trouvait une statue de la Vierge tenant l'Enfant Jésus.


Les animaux de l'étable





L'âne et le boeuf sont universellement adoptés dans les représentations de la Nativité et sont indissociables de la crèche. Cependant, on ne trouve pas leur origine dans les Évangiles, mais dans l'évocation de la prophétie d'Isaïe :
"Un Boeuf connaît son propriétaire
Et un âne la mangeoire de son maître.
Israël ne connaît pas
Mon peuple ne comprend pas"
(Esaïe ; I, 3)
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Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 10:44

Les décorations intérieures



Parmi les nombreuses décorations embellissant aujourd'hui nos intérieurs à l'époque des Fêtes, il s'en trouve encore certaines dont les origines remontent au début de la chrétienté. Le cierge ou les chandelles de Noël en sont un exemple des plus éloquents.

Depuis les premiers temps du christianisme, on allumait la veille de Noël un grand cierge symbolisant le Christ, Lumière du monde. On le laissait brûler pendant toute la nuit de la Nativité.

Cette ancienne coutume perdure encore dans plusieurs pays européens, notamment en France, en Angleterre, en Irlande et au Danemark. Au Canada, même si nous avons quelque peu oublié sa signification, plusieurs familles conservent néanmois l'habitude d'allumer des chandelles décorées de branches de pin ou de sapin lors du réveillon ou du dîner de Noël.
Quant à cette belle couronne de sapin que nous suspendons à nos portes et fenêtres, elle serait issue de la tradition germanique. En Autriche et dans le sud de l'Allemagne, chaque famille tresse, pour le premier dimanche de l'Avent, une grosse couronne de branches de sapin puis y ajoute un ruban rouge et des pommes de pin.
Cette habitude de décorer nos maisons pour Noël remonte en fait à la seconde moitié du XIXe siècle. Vers 1860, des marchands montréalais offraient des feuilles de houx et des boules de gui à leurs riches clients pour décorer leurs maisons.

On confectionnait aussi des guirlandes entrelacées de fleurs, qu'on suspendait aux cadres des miroirs, aux linteaux des portes et aux tablettes des cheminées.

On disposait également sur les tables des corbeilles de fleurs séchées, de fleurs en cire ou en papier. Plus tard, elles seront remplacées par des poinsettias, introduits en Amérique par le botaniste américain Joel Robert Poinsett qui découvrit cette plante au Mexique en 1825, alors qu'il était ambassadeur.


Le réveillon





Au départ, en France et au Canada, ce repas nocturne, pris au retour de la messe de minuit, consistait en une simple collation se limitant à des biscuits ou à un morceau de tourtière, accompagné d'une boisson chaude. Avec les années, cette collation se transforma peu à peu en un repas plus copieux et plus élaboré.

À l'occasion de ce réveillon, pris essentiellement en famille, on y servait à peu près les mêmes mets qu'au dîner de Noël.
Au Canada, la coutume du réveillon de Noël varie selon les familles, les époques et les milieux culturels.

Chez les francophones vivant majoritairement en milieu rural, le réveillon de Noël semble inexistant jusqu'aux années 1930, où les réjouissances familiales commencent à prendre forme avec la commercialisation de cette fête.

Chez les anglophones et les citadins, par contre, le réveillon de Noël commença à faire partie des réjouissances familiales beaucoup plus tôt, soit vers 1875.

La tendance à festoyer la nuit de Noël s'accentuera de plus en plus avec la coutume du sapin décoré et celle de la distribution des cadeaux.





Le sapin de Noël





L'arbre de Noël regroupe plusieurs symboles montrant les richesses que nous offre la nature : la lumière, les anges, les fruits des vergers, des champs, de la forêt et de la mer. L'étoile qui brille à son faîte annonce la fin du voyage, le havre de paix.


Au XIe siècle, on présentait des scènes appelées Mystères, dont celle du Paradis fort populaire durant l'Avent. Garni de pommes rouges, un sapin symbolisait alors l'arbre du Paradis. Au cours du XVe siècle, les fidèles commencèrent à l'installer dans leurs maisons, le 24 décembre, jour de la fête d'Adam et Ève.
Toutefois, le premier arbre de Noël tel que nous le connaissons, mais sans lumières encore, serait apparu en Alsace en 1521.

Il fut ensuite introduit en France par la princesse Hélène de Mecklembourg qui l'apporta à Paris en 1837, après son mariage avec le duc d'Orléans. Au XVIIIe siècle, la coutume du sapin décoré était déjà bien implantée en Allemagne, en France et en Autriche.
En 1841, le prince Albert (originaire d'Allemagne), époux de la reine Victoria, fit dresser un arbre de Noël au château de Windsor, en Angleterre. De la cour, la mode du sapin de Noël se répandit rapidement chez la bourgeoisie et se propagea ensuite chez les gens du peuple.

À l'époque victorienne, un beau sapin de Noël devait avoir six hauteurs de branches et être posé sur une table recouverte d'une nappe de damas blanc. On le parait de guirlandes, de bonbonnières et de fleurs en papier.
Son introduction au Canada se fit vers la fin du XVIIIe siècle, avant même qu'il ne devienne une pratique courante en Angleterre. Les divers éléments servant à son ornementation furent d'abord conçus à la maison, avant d'être produits en industrie.

Au milieu du XVIIe siècle, l'illumination du sapin se faisait au moyen de petites bougies. Elles seront remplacées, au début du XXe siècle, par des ampoules électriques.

D'autres variantes, tels les sapins extérieurs et artificiels, apparaîtront au tournant du XXe siècle.
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Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 10:47

Les sapins extérieurs
et artificiels




Avec l'invention des guirlandes d'ampoules électriques, l'Amérique donna un nouvel aspect à l'arbre de Noël traditionnel. Dès 1912, les premiers arbres illuminés apparaissaient sur les places publiques de la ville de Boston. Les sapins extérieurs devinrent rapidement monnaie courante en Amérique. Après la Première Guerre mondiale, cette nouveauté gagna l'Europe et se généralisa finalement vers le milieu du XXe siècle.
Vers la fin du XIXe siècle, une autre variante de l'arbre de Noël traditionnel apparut également sur le marché : le sapin artificiel. Les plus anciens proviennent d'Allemagne et sont fabriqués à partir de fil métallique et de plumes d'oie ou de dinde, teintes en vert pour imiter les aiguilles du conifère.
Entre 1900 et 1950, la production de grands arbres, en plumes d'autruche ou de cygne, était destinée aux hôtels, magasins et grandes demeures bourgeoises.
Au Canada, la mode du sapin extérieur illuminé est très répandue. Le climat d'hiver combine nuit noire et blancheur de la neige, ce qui contraste avec la gaîté des décorations multicolores. Dans les banlieues, il y a presque autant de sapins à l'extérieur qu'à l'intérieur des maisons.
En Alberta, plus on approche du solstice d'hiver, plus les heures d'ensoleillement sont courtes. Un ciel clair et une fraîche couche de neige servent souvent de toile de fond aux décorations lumineuses.

Les rites conviviaux des fêtes civiles en Alberta font écho aux anciennes coutumes de l'Europe du Nord et aux pastorales moyenâgeuses dans leur utilisation des feux et des lumières pendant le mois de Noël.
Dans un quartier d'Edmonton, les résidents parent leurs maisons de décorations lumineuses si nombreuses qu'on a surnommé cette rue Candy Cane Lane [l'allée des cannes de bonbon]. Certaines églises et certains organismes sociaux d'Edmonton offrent à Noël et le lendemain des repas festifs aux pauvres et aux sans-abri. Certaines églises proposent au public des concerts et spectacles de Noël.




L'illumination du sapin




L'utilisation de petites bougies pour illuminer l'arbre de Noël remonte au milieu du XVIIe siècle.

Toutefois, ce n'est qu'au début du XIXe siècle que la coutume s'installa vraiment en Allemagne et, peu après, dans les pays slaves de l'Europe de l'Est.
Les premières bougies étaient fixées au bout des branches du sapin au moyen de cire ou d'épingles. Arrivèrent par la suite les petites lanternes et les petits bougeoirs facilitant l'installation des chandelles. Les bougeoirs à pince firent leur apparition vers 1890.

Quant aux globes de verre et aux lanternes, ils furent créés entre 1902 et 1914.
C'est à New York, en 1882, que l'on réussit pour la première fois à illuminer un sapin de Noël à l'électricité. Edward Johnson, associé de Thomas Edison, illumina un sapin de Noël avec une guirlande de 80 petites ampoules électriques, qu'il avait lui-même conçue. La production de telles guirlandes débuta vers 1890.

Dès 1896, un premier sapin illuminé à l'électricité était dressé à Westmount, au Québec. En 1900, certains grands magasins installèrent de grands sapins illuminés afin d'attirer la clientèle.

La mode étant désormais lancée, cette coutume se répandit au Canada au fur et à mesure que s'effectua l'électrification des villes et des campagnes.

Cette innovation technologique vint modifier l'habitude de ne dresser son sapin que le 24 décembre, à cause du risque d'incendie. Dès lors, il fut possible de l'installer plus tôt et de ne le défaire qu'au lendemain des Rois.
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Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 10:54

La Nuit des Merveilles



Empreinte de merveilleux, la nuit de Noël offrait des possibilités infinies à l'imagination de l'homme. Ainsi, croyait-on que, durant cette nuit magique, les sables des grèves, les rocs des montagnes, les mers et les vallées s'entrouvraient pour laisser voir à la clarté de la lune et des étoiles les riches trésors dissimulés en leur sein : c'était la révélation des trésors cachés.
À minuit précisément, les animaux de la ferme héritaient, disait-on, du don merveilleux et inhabituel de la parole. Ainsi, boeufs, vaches, chevaux, porcs, moutons et volailles se mettaient à parler entre eux et à se faire, semble-t-il, d'étranges confidences sur les humains, notamment leurs maîtres. Malheur à celui qui osait aller les épier. Il risquait de devenir muet ou, pire encore, d'en mourir.


Cette croyance prévalait non seulement en France, mais aussi chez les francophones du Canada.
Une autre croyance voulait qu'à minuit le bétail de la ferme se mette à genoux dans l'étable pour adorer l'Enfant Jésus. De toute évidence, ces deux croyances sont intimement liées à celle, plus ancienne encore, de la naissance de Jésus à minuit.
Au Canada enfin, une croyance veut que la nuit de Noël, les trépassés se lèvent de leur tombe et viennent s'agenouiller au pied de la croix du cimetière où les attend le dernier curé de la paroisse, vêtu d'un surplis blanc et d'une étole dorée.

Celui-ci récite alors à haute voix les prières de la Nativité, auxquelles les défunts répondent avec dévotion. La messe terminée, les morts se relèvent, regardent le village et la maison où ils sont nés, puis réintègrent leur cercueil en silence.



Le don de l'histoire de Noël





La Nativité raconte l'histoire de la naissance d'un enfant et s'adresse directement au cœur humain. Aujourd'hui, même au milieu du tourbillon de la vie dans les grandes villes, la présence d'un petit enfant fait naître un sourire sur le visage des passants. Un bébé dans les bras de sa mère nous émeut, nous invite à l'émerveillement et nous redonne— ne serait-ce que pour un instant — un profond sentiment de respect envers la Création. Le premier «cadeau» de l'histoire de Noël est le don de reconnaissance.
Le second cadeau de l'histoire de Noël est inscrit dans l'imaginaire collectif. C'est l'espoir, exprimé par toutes les cultures humaines, à toutes les époques de l'histoire, que nos vies, notre monde, nos connaissances seront sauvés des ténèbres, de la destruction et de la mort. L'espérance d'un sauveur, d'une rédemption encourage le cœur humain. Pour les chrétiens, l'histoire de la Nativité exprime le merveilleux mystère de la vie et la foi en la Création.
L'histoire de Noël est racontée dans la Bible, dans les évangiles de saint Mathieu et de saint Luc. La crèche en est la représentation. La naissance de Jésus est au cœur du récit. Le nom de Jésus est une forme grecque du mot hébreu «Josué» qui signifie «Dieu est salut». Les chrétiens Lui ont donné le titre de Messie, «l'oint» tant espéré par la foi juive, celui qui redonnerait la foi en Dieu.
Jésus est né de la Vierge Marie. Ce détail de l'histoire signifie pour certains chrétiens que Jésus a une nature double, qu'il est à la fois humain et divin.

Jésus est souvent appelé le second Adam dans les écrits chrétiens; ce titre souligne bien le lien de la création de l'homme «à l'image et à la ressemblance de Dieu». Le récit de la Nativité dans les évangiles mentionne deux visites au lieu de naissance de l'Enfant. La première est la visite des bergers venus l'adorer en chantant. Ils Lui firent présent de leur adoration. La seconde visite est celle des trois Rois mages

Les présents qu'ils apportent, l'or, l'encens et la myrrhe, symbolisent le don du Christ enfant offert pour la rémission de l'humanité.

Jésus de Nazareth a été pendant près de vingt siècles la figure dominante de l'histoire de la culture occidentale, indépendamment de ce que chacun peut penser ou croire à son sujet. Si quelque puissant aimant nous permettait d'arracher à cette histoire tous les éclats de métal portant la trace de son nom, qu'en resterait-il?

Sa naissance marque le début du calendrier de la plus grande partie de l'humanité, c'est par et sur son nom que jurent et prient des millions d'hommes.
PELIKAN, Jaroslav, Jésus au fil de l'histoire, sa place dans l'histoire de la culture, trad. par Catherine Malamoud, Paris Hachette, 1989, p.11


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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 10:56

La fuite en Égypte et les miracles :
La légende de la sauge





TANDIS que les bourreaux du roi Hérode, féroces et tout couverts de sang, fouillaient la région de Bethléem pour égorger les petits enfants, Marie se sauvait à travers les montagnes de Judée, serrant le nouveau-né sur son cœur tremblant.

Joseph courait à l'avant lorsqu'ils apercevaient un village, pour y demander l'hospitalité ou même un peu d'eau pour baigner le petit. Hélas, les gens étaient ainsi faits, dans ce pays si triste, que personne ne voulait rien donner, ni eau, ni abri, pas même une bonne parole.

Or, tandis que la pauvre mère se trouvait ainsi seule, assise au bord du chemin pour allaiter le petit, tandis que son époux menait l'âne à boire à un puits communal, ne voilà-t-il pas que des cris se firent entendre à peu de distance. En même temps, le sol trembla sous le galop des chevaux approchants.
- Les soldats d'Hérode !
Où se réfugier ? Pas la moindre grotte, ni le plus petit palmier.
Il n'y avait près de Marie qu'un buisson où une rose s'ouvrait.
"Rose, belle rose, supplia la pauvre mère, épanouis-toi bien et cache de tes pétales cet enfant que l'on veut faire mourir, et sa pauvre mère à demi morte."

La rose, en fronçant le bouton pointu qui lui servait de nez, répondit :
" Passe vite ton chemin, jeune femme, car les bourreaux en m'effleurant pourraient me ternir. Vois la giroflée, tout près d'ici. Dis-lui de t'abriter. Elle a assez de fleurs pour te dissimuler.
- Giroflée, giroflée gentille, supplia la fugitive, épanouis-toi bien pour cacher de ton massif cet enfant condamné à mort et sa maman épuisée."

La giroflée, tout en secouant les petites têtes de son bouquet, refusa sans même s'expliquer :
"Va, passe ton chemin, pauvresse. Je n'ai pas le temps de t'écouter. Je suis trop occupée à partout me fleurir. Va voir la sauge, tout près d'ci. Elle n'a rien d'autre à faire que la charité.
- Ah ! Sauge, bonne sauge, supplia la malheureuse femme, épanouis-toi pour cacher de tes feuilles cet innocent dont on veut la vie et sa mère, à demi morte de faim, de fatigue et de peur."
Alors tant et si bien s'épanouit la bonne sauge qu'elle couvrit tout le terrain et de ses feuilles de velours fit un dais, où s'abritèrent l'Enfant Dieu et sa mère.
Sur le chemin, les bourreaux passèrent sans rien voir. Au bruit de leurs pas, Marie frissonnait d'épouvante, mais le petit, caressé par les feuilles, souriait. Puis, comme ils étaient venus, les soldats s'en allèrent.

Quand ils furent partis, Marie et Jésus sortirent de leur refuge vert et fleuri.
" Sauge, sauge sainte, à toi grand merci. Je te bénis pour ton bon geste dont tous désormais se souviendront."

Lorsque Joseph les retrouva, il avait de la peine à soutenir le train de l'âne tout ragaillardi par une vaste platée d'orge qu'un brave homme lui avait donnée.

Marie remonta sur la bête en serrant contre elle son enfant sauvé. Et Michel, l'archange de Dieu, descendit des hauteurs du ciel pour leur tenir compagnie et leur indiquer le plus court chemin par lequel se rendre en Égypte, tout doucement, à petites journées.
C'est depuis ce temps-là que la rose a des épines, la giroflée des fleurs malodorantes, tandis que la sauge possède tant de vertus guérissantes :

Comme l'on dit en Provence :
«Celui qui n'a pas recours à la sauge
Ne se souvient pas de la Vierge.»
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 11:02

Les marchés de Noël



Au Moyen Âge, des foires accompagnaient les fêtes. La plus ancienne foire de Noël attestée est celle de Strasbourg. Elle s'est développée au XVIe siècle, avec l'émergence de la figure du Christkindel.

Le Christkindelmarkt se tient encore de nos jours sur la place Broglie, et l'on trouve dans des baraques des confiseries traditionnelles, des décorations de crèches et de sapins, de l'artisanat et des spécialités régionales.
Un autre marché célèbre est celui des santons, en Provence. La première foire aux santons a été inaugurée en 1803, sur le cours Saint-Louis : elle ne comptait alors que trois santonniers présentant leurs figurines sur de simples tables recouvertes d'une nappe blanche.
De nos jours, les marchés aux santons se tiennent tous les ans à Aix et à Marseille. Ils ne vendent que des éléments de crèches, parfois des fleurs.


L'Enfant Jésus
ou le Christkindel






Dans l'Est de la France, le culte de Saint Nicolas et le pélerinage à Saint-Nicolas-du-Port étaient très populaires dès le Moyen Âge. Au XVIe siècle, les réformistes, pour détourner cette ferveur populaire, privilégièrent l'image du Christkindel, de l'Enfant Jésus.

Au Canada, pour les francophones catholiques, c'était également l'Enfant Jésus qui venait garnir le bas de Noël des enfants, la nuit du 25 décembre, alors que Saint Nicolas s'occupait des petits anglophones.
Le Christkindel et Saint Nicolas resteront les deux principaux donateurs de cadeaux jusqu'au lendemain de la première guerre mondiale.
La coutume était de représenter le Christkindel par des jeunes gens et des jeunes filles vêtus de blanc, faisant la tournée des maisons pour distribuer des cadeaux aux enfants sages, leur faire chanter des cantiques ou réciter des prières. Un personnage terrifiant, Hans Trapp, accompagnait le Christkindel dans sa tournée pour donner des verges aux enfants méchants ou les emporter dans son grand sac.

Le Christkindel était personnifié par une jeune fille voilée de blanc, portant sur la tête une couronne de sapin et de bougies allumées, proche de la figure de Sainte Lucie. La proximité de la célébration de Sainte Lucie, le 23 décembre, son rapport à la lumière, explique que son image se soit confondue avec celle du Christkindel et de Jésus Lumière du Monde.




Le bas de Noël



En Amérique, le traditionnel bas de Noël remonte en fait à la fin du XIXe siècle. Les premiers à faire mention du bas de Noël suspendu à la cheminée furent l'illustrateur Thomas Nast, dans ses dessins, et l'écrivain George Webster dans un récit racontant la visite de Santa Claus.


Au Québec tout comme en Acadie, la coutume voulant que les enfants placent leurs souliers près de la cheminée pour que l'Enfant Jésus d'abord, et le père Noël plus tard, puisse y déposer des cadeaux la nuit de Noël ne semble pas remonter au delà de cette période.

Cette coutume nous est probablement venue des pays européens, où elle était pratique courante au XIXe siècle.
Chez certaines familles québécoises, les enfants accrochaient leur bas au pied du lit plutôt que de le suspendre près de la cheminée ou d'y déposer leurs souliers. Cette coutume aurait cessé au cours des années 1930, lorsqu'on commença à dresser un arbre de Noël dans la maison et à y placer les cadeaux à son pied.
Pour les habitants des Prairies canadiennes, les mandarines japonaises ont une signification particulière.

Présents de l'Orient, depuis 110 ans, leur arrivée pendant la saison la plus froide égaie de nombreux foyers au temps des fêtes. Aujourd'hui, le père Noël accompagné de jeunes Japonaises vêtues de kimonos traditionnels, accueille chaque année, au port de Vancouver, le premier arrivage de mandarines japonaises. Le matin de Noël, de nombreux enfants trouvent ces fruits savoureux dans leur bas de Noël.
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 11:08

Saint Nicolas



Autrefois évêque de la ville de Myra, située en Asie Mineure (Turquie actuelle), Saint Nicolas (270-310) serait décédé apparemment un 6 décembre. Ce serait donc pour cette raison qu'on célèbre la Saint-Nicolas ce jour-là. Reconnu pour sa grande générosité, il devint, au Moyen Âge, le patron des petits enfants puis des écoliers.

Après la Réforme protestante survenue au XVIe siècle, la fête de Saint Nicolas fut abolie dans certains pays européens. Les Hollandais conservèrent cependant cette ancienne coutume catholique. Ainsi, les petits Néerlandais continuèrent de recevoir la visite de Sinterklaas (saint Nicolas) la nuit du 6 décembre.
Au début du XVIIe siècle, des Hollandais émigrèrent aux États-Unis et fondèrent une colonie appelée New Amsterdam qui, en 1664, devint New York.

En quelques décennies, cette coutume néerlandaise de fêter la Saint-Nicolas se répandit aux États-Unis. Pour les Américains, Sinter Klaas devint rapidement Santa Claus
.
Ce donateur attentionné, représenté sous l'aspect d'un vieillard à barbe blanche portant un long manteau à capuchon ou parfois même des habits épiscopaux, demeurait néanmoins un personnage moralisateur. Il récompensait les enfants méritants et punissait les ingrats et les dissipés.
Après plusieurs décennies, la société chrétienne trouva plus approprié que cette "fête des enfants" soit davantage rapprochée de celle de l'Enfant Jésus Ainsi, dans les familles chrétiennes, saint Nicolas fit désormais sa tournée la nuit du 24 décembre.


Saint Nicolas de Myre



La tradition rapporte que saint Nicolas de Myre s'est soucié du sort de trois jeunes filles de sa paroisse. Leur père, un noble appauvri, était sur le point de les vendre comme esclaves afin d'améliorer la situation familiale. Dans l'Antiquité, il n'était pas rare que la dot d'une jeune fille serve à subvenir aux besoins de ses parents et de la famille. Nicolas de Myre est considéré saint parce qu'il a su voir l'asservissement qui menaçait les trois jeunes filles. Il leur fit don de pièces d'or qui servirent de dot et leur permirent de retrouver la liberté. Le fardeau de la pauvreté ne les menaçant plus, chacune des jeunes filles put alors choisir son destin.
Certaines versions de cette histoire racontent que saint Nicolas aurait jeté les pièces d'or par la cheminée.

D'autres rapportent qu'il les auraient laissées sur le pas de la porte ou qu'il les auraient lancées par la fenêtre.

Durant la période de Noël, un personnage, qui ressemble assez curieusement à saint Nicolas, descend tout comme lui par la cheminée pour nous apporter des cadeaux. Qui peut douter de l'existence du père Noël en connaissant ses origines et l'esprit du personnage? Saint Nicolas de Myre revit dans chacun des cadeaux de Noël qui réjouissent les cœurs.



Le Père Noël





En 1860, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste à l'emploi du journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly, revêt Santa Claus d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir. Pendant près de 30 ans, Nast illustra au moyen de centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus, connu chez les francophones comme étant le père Noël.

En 1885, Nast établissait la résidence officielle du père Noël au pôle Nord au moyen d'un dessin illustrant deux enfants regardant, sur une carte de monde, le tracé de son parcours depuis le pôle Nord jusqu'aux États-Unis. L'année suivante, l'écrivain américain George P. Webster reprenait cette idée et précisait que sa manufacture de jouets et "sa demeure, pendant les longs mois d'été, est cachée dans la glace et la neige du pôle Nord".
En 1931, le père Noël prit finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola.

Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le père Noël avait désormais une stature humaine (le rendant ainsi plus convaincant et nettement plus accessible), un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial et une attitude débonnaire.

Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du père Noël dans la presse écrite et, ensuite, à la télévision partout dans le monde. L'idée que les enfants se font aujourd'hui du père Noël est encore fortement imprégnée de cette image.



Santa Claus



C'est à la presse américaine que revient le mérite d'avoir réuni en un seul et même être les diverses personnifications dispensatrices de cadeaux. L'événement qui contribua certainement le plus à l'unification de ces personnages fut sans aucun doute la publication du fameux poème de Clement Clarke Moore. Intitulé "A Visit From St. Nicholas", ce poème fut publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823. Repris les années suivantes par plusieurs grands quotidiens américains, ce récit fut ensuite traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.
Dans son récit, devenu en quelque sorte une légende, Moore dépeint le généreux donateur sous la forme d'un curieux petit lutin qui descend dans les cheminées et voyage dans les airs,au moyen d'une carriole miniature tirée par huit rennes, prénommés Dasher, Dancer, Prancer, Vixen, Comet, Cupid, Donder et Blitzen.

L'influence de la presse américaine fit perdre progressivement à Saint Nicolas ses attributs moralisateurs au profit d'un personnage essentiellement généreux, Santa Claus.

Malgré cela, l'ancienne habitude de menacer les enfants dissipés de ne pas recevoir de cadeaux de Santa Claus continuera de persister dans la culture populaire.
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 11:12

Croyances et coutumes
du temps de Noël




Malgré l'aspect communautaire de la fête de Noël, son caractère sacré resta fortement imprégné dans les traditions des francophones du Québec.
Dans la culture populaire traditionnelle, la fête de Noël s'avérait particulièrement propice à l'émergence de nombreuses croyances.

Transmises de génération en génération par le biais de la tradition orale, ces croyances concernaient principalement les animaux domestiques, la récitation des Mille Ave, les pratiques divinatoires, le baiser sous le gui, la révélation des trésors cachés, la messe des trépassés et les funérailles du démon.

En France, parce que la nuit de Noël est une "Nuit des Merveilles", des choses extraordinaires pouvaient se passer.
En Bretagne, les morts revenaient dans leurs anciennes maisons pour prendre leur part du repas de réveillon le temps des douze coups de minuit. En Corse, les ancêtres transmettaient à leurs enfants ou petits enfants le secret des prières rituelles pour se prémunir contre l'occhio, le mauvais oeil.
La période de Noël a aussi donnné lieu, chez les gens du peuple, à la formulation de plusieurs dictons sur la météorologie, et la qualité des prochaines récoltes. Certains d'entre eux ont encore cours aujourd'hui.



La récitation des mille Ave



La récitation de mille Ave durant la journée du 24 décembre assurait, disait-on, l'obtention d'une grâce spéciale. Ainsi, tout en préparant son réveillon pour la nuit de Noël, la mère de famille manquait rarement de réciter ses mille Ave, car elle avait toujours une petite faveur à demander à la Vierge Marie pour un de ses enfants ou son époux.



Les pratiques divinatoires





La nuit de Noël, les jeunes filles usaient de certaines pratiques pour découvrir le nom ou, du moins, les initiales de leur futur mari. L'une de ces pratiques consistait à fondre du plomb et à le laisser couler dans l'eau froide à travers l'anneau d'une clé. A partir des diverses figures formées par le métal, elles tentaient de deviner les initiales de l'épouseur, son métier, son caractère ou ses traits physionomiques.
La jeune fille pouvait remplir une bassine d'eau et la mettre à geler sur le rebord d'une fenêtre. Le matin de Noël, elle n'avait qu'à examiner les rides et les arabesques formées dans la glace pour découvrir qui serait l'élu de son coeur.
Une troisième pratique consistait à peler une pomme en ayant soin de conserver la pelure en un seul ruban continu. Par la suite, elle disposait cette pelure de manière à lui redonner autant que possible la forme initiale de la pomme. Elle jetait ensuite celle-ci sur le plancher en la lançant par-dessus sa tête. D'après le dessin que formait la pelure sur le sol, elle pouvait connaître les initiales de son futur conjoint.


En France, il était courant de pronostiquer le temps pour les douze mois à venir en observant le blé de la Sainte Barbe, ou des coupelles d'oignons remplies de sel.

Dans l'âtre, la bûche laissait des brandons qui devaient protéger toute l'année la maison contre les catastrophes naturelles : orage, foudre, incendie. Trempés dans l'eau, ils fournissaient un remède contre les maladies des hommes et des animaux.




Le baiser sous le gui





Chez les Druides, le gui était considéré comme une plante sacrée. Selon eux, cette plante avait des propriétés miraculeuses, dont celles de guérir certaines maladies, d'immuniser les humains contre les poisons, de leur assurer la fertilité et de les protéger des méfaits de la sorcellerie. De plus, lorsque des ennemis se rencontraient sous le gui dans la forêt, ils devaient déposer leurs armes et observer une trève jusqu'au lendemain. C'est de là que proviendrait, paraît-il, cette ancienne coutume de suspendre une boule de gui au plafond et d'y échanger un baiser en signe d'amitié et de bienvaillance.
Une autre version raconte cependant que cette coutume, fort répandue chez les anglo-saxons, était rattachée à la légende de Freya, déesse de l'amour, de la beauté et de la fécondité. Selon la légende, un homme devait embrasser toute jeune fille qui, sans s'en rendre compte, se trouvait par hasard sous une gerbe de gui suspendue au plafond.
Même si sa signification païenne a été oubliée depuis longtemps, la coutume d'échanger un baiser sous le gui persiste encore dans de nombreux pays européens et au Canada. Ainsi, un baiser échangé sous le gui par un couple d'amoureux est interprété comme une promesse de mariage, tout en se voulant un présage de bonheur et de longue vie.
En France, la coutume relative au gui était réservée au jour de l'An : "Au gui l'An neuf". Aujourd'hui, le baiser sous le gui peut se faire tout au long des fêtes.
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Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 11:15

Les dictons sur la météorologie



Les nombreux dictons sur la météorologie populaire émanent en grande partie des observations faites par une société rurale vivant à la campagne.
La croyance la plus répandue est celle qui faisait correspondre les douze mois de l'année et le cycle des douze jours. Au Québec, cette période se nommait "les journaux" : on prédisait que la température prévalant lors de chacune de ces journées serait la même pour chacun des mois de l'année à venir. En Provence, on les appelle les "jours compteurs", dans le Berry, les "éprouves", en Lorraine, "les petits mois" et dans d'autres régions de France, ce sont les "ajets".

Regarde comment sont menées
Depuis Noël douze journées
Car suivant ces douze jours
Les douze mois auront leur cours

Quand on a l'hiver avant Noël
On est sûr d'en avoir deux
Au jour de Noël
Les jours croissent d'un pas de colonel.

A Noël,
Les jours rallongent d'un pas d'hirondelle
Aux Rois, d'un pas d'oie
Et à la Chandeleur, d'une heure
Quand à Noël, on se chauffe au soleil
Le jour de Pâques, on se chauffe à la bûche de Noël

Entre Noël et la Chandeleur
Plus de laboureur
(Adage du XVIe siècle)
Noël est plus beau aux champs qu'à la ville
(Adage du XVIe siècle)
Noël blanc, Pâques vertes
Noël vert, Pâques blanches

Noël porte l'hiver dans sa besace
S'il ne l'a pas devant, il l'a derrière

Quand on mange le gâteau au chaud (gâteau de Noël)
On mange les oeufs derrière le fourneau (oeufs de Pâques)



Les personnifications de Noël



Nombreuses et parfois ambivalentes en raison du chevauchement des croyances qui leur sont rattachées dans divers pays, les personnifications de Noël varient suivant les contextes socio-culturels et les fluctuations de l'économie.

En France comme au Canada, on retrouve la coutume de personnages mythiques ou religieux distribuant des cadeaux et des friandises aux enfants, au moment de Noël. Les généreux distributeurs de cadeaux pourraient se résumer à trois personnages principaux.

  • Le plus ancien bienfaiteur des enfants est Saint Nicolas ; son culte est resté très populaire en Alsace.
  • Puis, l'Enfant Jésus a été, jusqu'au début du XXe siècle au Canada, chargé de distribuer friandises et jouets. Dans le Nord de la France, il existait sous la forme du Christkindel et était accompagné de Hans Trapp, l'une des autres incarnations de la nuit de Noël. En Franche-Comté, c'était la tante Arie, dame de Noël, qui récompensait ou châtiait les enfants.

  • Enfin, ce sera au tour du légendaire Santa Claus, chez les anglophones et du Père Noël chez les francophones, de prendre la relève ; Santa Claus et le Père Noël sont un seul et même personnage, issus d'un glissement progressif depuis le Saint Nicolas traditionnel. Leur générosité touchera d'abord la classe bourgeoise avant de s'étendre, à partir des années 1930, aux milieux moins favorisés.

Pour les enfants du monde entier, la croyance en l'existence du Père Noël ou de Santa Claus, prit une telle importance avec la diffusion médiatique qu'elle se traduisit, à compter des années 1970, par l'envoi de lettres à ce dernier à sa résidence du pôle Nord.

Ce phénomène obligea la Société canadienne des postes à mettre sur pied un programme spécial pour répondre à l'abondant courrier du Père Noël.
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 11:18

Les autres figures
de la nuit de Noël




Hans Trapp, une espèce d'ogre, accompagnait le Christkindel dans sa tournée ; mais alors que ce dernier distribuait des cadeaux, Hans Trapp emportait dans son sac les enfants méchants.
Le Père Fouettard pouvait accompagner soit le Christkindel, soit Saint Nicolas. Il serait une invention des pédagogues du XVIIIe siècle.
Quant à la Tante Arie, c'est en Franche Comté que sa figure s'est développée. Elle est représentée sous les traits d'une vieille dame, mi-fée, mi-sorcière, qui descend de la montagne le soir du 24 décembre, montée sur un âne. Elle vient porter des cadeaux aux enfants sages, alors que les enfants méchants ne reçoivent que des verges ou un bonnet d'âne.
La chèvre de Noël, que l'on retrouve à cette période de l'année chez les Canadiens d'origine suédoise, fait écho à un autre récit de distribution de cadeaux. Traditionnellement, c'est la chèvre tressée de paille et de blé qui distribue les cadeaux de Noël dans ce pays nordique.

Cette chèvre était le destrier de l'antique dieu Thor, un féroce combattant qui voulait soumettre et régir la vie des humains. Combattre, piller et imposer sa volonté faisaient partie de ses occupations quotidiennes.
À cette époque de l'année où on célèbre le Prince de la paix, la mutation de la chèvre de Thor en chèvre de Noël évoque ces mêmes changements dans la vie humaine.

Pour le genre humain, les dieux représentent ce que les hommes, les femmes et les enfants ont de meilleur et de plus précieux.

Par contre, n'en faire qu'à sa tête, faire la guerre et dominer la situation (ce en quoi Thor excellait) n'est pas étranger à la nature humaine. Pourtant ici, à cette période de l'année, apparaît la chèvre qui, de compagne du dieu volontaire, s'est transformée en chèvre de Noël, distribuant biens et cadeaux à ceux qui ont encore la candeur d'y croire.



Les cadeaux





Au Canada, la coutume de donner les cadeaux à Noël est relativement récente. Du début de la Nouvelle-France jusqu'à la fin du XIXe siècle, la distribution des étrennes se faisait au jour de l'An et non à Noël. La publicité commerciale dans les journaux amena progressivement les gens à donner une partie des étrennes à Noël et à garder l'autre pour le jour de l'An. Allant de pair avec les étrennes, le bas de Noël aura tôt fait de remplacer les souliers placés près de la cheminée.
Dans le dernier quart du XIXe siècle, du moins chez les familles bourgeoises, on commença à privilégier Noël pour remettre les cadeaux aux enfants.

Les grands magasins offraient pour Noël une grande variété de jouets et de jeux pour les enfants et un large éventail de suggestions de cadeaux pour les échanges entre adultes.

Avec la popularité grandissante du légendaire Santa Claus et, peu après, du père Noël au cours des années 1930, on en vint à distribuer les cadeaux uniquement à Noël et à négliger les étrennes au jour de l'An.
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Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 11:24



La fête familiale



C'est avec le développement du sentiment familial que Noël a pris l'importance que nous lui connaissons aujourd'hui. De grande fête collective, Noël est devenu une fête de la famille dans son intimité (Philippe Aries).
Au Canada, à partir de 1875, Noël ne s'avèra plus une fête essentiellement religieuse, du moins chez les anglophones et l'élite bourgeoise.

Elle devint progressivement une fête communautaire qui donna lieu à de grandes réjouissances familiales. Sapin décoré, crèche et santons, cadeaux et réveillon de Noël firent dorénavant partie des traditions familiales.

Chez les francophones, cependant, ces nouvelles pratiques s'intégrèrent plus tardivement à leur culture. Grâce à une publicité accrue des marchands, après la Première Guerre mondiale, les francophones se laissèrent entraîner dans ce tourbillon de joyeuses festivités. Au cours des années 1930, cette douce frénésie de Noël atteignit finalement les milieux populaires.



Les Anglophones



Au XIXe siècle, la fête de Noël avait encore, pour la majorité des anglophones, une forte connotation religieuse. Tout comme les francophones, les tenants de la culture anglaise voyaient en Noël la célébration de la naissance de Jésus, tandis que le jour de l'An était davantage réservé aux étrennes et aux réjouissances familiales.
Vers la fin du XIXe siècle, toutefois, la tendance à remettre les cadeaux et à festoyer à Noël semble prendre le pas sur le jour de l'An. La célébration de Noël et de la Nativité chez les Anglo-Saxons perd peu à peu son sens religieux au profit du caractère communautaire et commercial de cette fête.

Chez les francophones, par contre, ce glissement du sacré au profane s'effectuera plus tardivement, soit après la Première Guerre mondiale.


Les Francophones



Dès les débuts de la Nouvelle-France, la fête de Noël faisait l'objet d'une célébration essentiellement religieuse. Ainsi, en 1645, des colons français se réunissaient dans la petite église de Québec pour assister à la messe de Minuit. À cette occasion, ils entonnèrent Chantons Noé, un vieux chant de noël qu'ils avaient ramené de leur pays natal. Hérités du Moyen Âge, les mots Noé ! Nau ! servaient encore à désigner Noël.
À cette époque, la coutume voulait que l'on distribue le pain bénit à l'assemblée venue assister à la messe de Minuit. Cependant, la distribution et surtout le privilège de préparer ces pains donnaient parfois lieu à des querelles entre les habitants.

Un incident à ce sujet est d'ailleurs relaté dans les Relations des jésuites de 1660. À Noël, les soldats ayant été chargés de la fabrication de ces pains s'amenèrent à l'autel, au moment de l'Offrande, en faisant retentir flûtes et tambours, ce qui choqua vivement l'évêque de Québec. Mais les soldats lui ayant apporté un chanteau de pain, monseigneur leur remit deux pots d'eau-de-vie et une livre (454 g) de tabac.


La messe de Minuit





À l'origine, cette première des trois messes était célébrée par le pape, vers minuit, dans la chapelle de l'église Sainte-Marie-Majeure, à Rome, devant une assemblée restreinte. En l'an 440, le pape Sixte III avait fait construire cette petite chapelle afin d'y installer une crèche, qui reproduisait fidèlement celle de Bethléem.
La célébration de la messe de Sainte-Marie-Majeure, à minuit, repose en fait sur l'ancienne croyance voulant que Jésus soit né précisément à cette heure.

Celle-ci remonterait au XIIIe siècle et c'est à sainte Élizabeth de Hongrie que nous la devons. Toutefois, un hymne latin datant du IVe siècle, Quando noctis medium, reflétait déjà cette croyance en la naissance du Messie sur le coup de minuit.
Solennelle et déjà grandiose par la sonnerie joyeuse des cloches et carillons, par la lumière jaillissant de toutes parts et par les chants d'allégresse, la messe de Minuit atteignait son point culminant avec la procession de l'Enfant Jésus. Aujourd'hui encore, dans certaines églises du Québec on a conservé cette coutume, allant même parfois jusqu'à conférer à un jeune couple et à leur bébé le privilège de représenter la sainte Famille.
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Message  Isa_vhada le Ven 5 Déc - 11:29

La crèche familiale



Le goût des crèches est attesté en France dès le XVIIe siècle. Dans les maisons aristocratiques et bourgeoises, on voit apparaître des préfigurations de la crèche domestique, sous la forme de boîtes vitrées décorées, appelées grottes ou rocailles.

On y trouve des représentations de l'enfant Jésus, ou des scènes de la vie du Christ et des saints. Les figurines, réalisées en cire, en mie de pain ou en verre filé, apparaissent dans un décor imaginaire de fleurs, de cascades d'animaux évoquant le paradis.

Les crèches napolitaines connaissent notamment un grand succès.

Avec l'apparition des santons provençaux au XVIIIe siècle, la crèche familiale prend davantage d'envergure, certaines comptant même parfois une quarantaine de personnages différents.
Au Québec, la crèche de Noël faisait déjà partie de nos traditions religieuses au début de la Nouvelle-France. Toutefois, c'est seulement à partir de 1875 qu'elle commença à pénétrer dans les maisons et à s'intégrer aux usages familiaux. Avant même qu'on prit l'habitude de dresser un sapin de Noël, la crèche occupait déjà une place de choix dans les intérieurs domestiques.

La coutume de monter une crèche sous le sapin se généralisa au cours des années 1930. De nombreuses familles confectionnèrent elles-mêmes des étables pour abriter les personnages achetés sur le marché. Par la suite, on vit apparaître au pied du sapin les villages constitués de maisonnettes dispersées autour de la crèche.




Les crèches napolitaines





En France, les crèches napolitaines connurent un grand succès dès le XVIIe siècle.

Elles présentaient, le plus souvent dans un décor de ruine, la Nativité, l'Annonce aux bergers et des scènes de caravansérail avec auberges, marchés, animaux, musiciens...

La richessse des contenus, des décors et la composition savante des crèches napolitaines en faisaient des objets précieux réservés aux classes aisées


Les santons



A l'origine, la crèche familiale se limitait aux personnages de la Nativité. Au Québec, les premiers personnages de la crèche étaient fabriqués en cire par les congrégations religieuses.

Puis, au XVIIIe siècle, apparut dans le Midi de la France une petite industrie qui se mit à fabriquer tous les personnages de la crèche. Le véritable essor des santons est lié à la révolution qui interdit la Messe de Minuit et les crèches d'église.

Les Marseillais étaient restés très fidèles à leurs crèches et créèrent des "crèches publiques", réalisées par des particuliers qui les faisaient visiter. L'usage se développa alors de monter une crèche dans chaque foyer.
Grâce au travail d'habiles artisans, les fameux santons de Provence, apparus pour la première fois à la foire de Noël à Marseille en 1803, gagnèrent rapidement la faveur populaire : ils concurrençaient les santons de cire, plus raffinés, mais aussi plus coûteux. Bientôt, ces petits personnages aux couleurs vives garnirent les crèches provençales, mais aussi celles du Dauphiné, du Roussillon et du Languedoc.
En 1798, Louis Lagnel conçut des moules en plâtre pour fabriquer ses santons. Cette nouveauté technologique révolutionna complètement cette industrie artisanale. Favorisant la production de masse, elle permit une plus grande diffusion des produits lors des foires aux santons. L'oeuvre de Lagnel a influencé les santonniers jusqu'à nos jours, que ses modèles aient été copiés ou surmoulés.
Jusqu'en 1945, la grande majorité des santons étaient faits d'argile crue, qu'on laissait sécher à l'air libre. Par la suite, on se mit à cuire l'argile afin de la rendre plus résistante. Aux personnages classiques de la crèche s'ajoutèrent, à chaque année, les personnages de la pastorale, les caractères traditionnels des petits métiers de la ville ou de la campagne provençale : la fileuse, la laitière, le tambourinaire, le pescadou (pêcheur), la marchande de fougasses, le pèlerin et bien d'autres encore.


Les villages



L'histoire des maisonnettes que l'on retrouve au pied des sapins de Noël reste difficile à cerner. Certains croient cependant que leur apparition s'est faite au même moment que l'arrivée des premiers santons, vers la fin du XVIIIe siècle.
On sait par ailleurs que les Moraves, d'origine germanique, qui émigrèrent aux États-Unis et fondèrent la ville de Bethléem (en Pennsylvanie) en 1741, conservèrent leur coutume de décorer la crèche de Noël. Appelée putz (de l'allemand putzen : décorer), cette tradition consiste à ajouter plusieurs éléments de décor à la crèche : des douzaines et parfois des centaines de personnages, des maisons, des cascades d'eau, des ponts, des palissades, des fontaines et même des jardins, créant ainsi des paysages imaginaires.

Au Canada, dès le début du XXe siècle, on retrouvait sur le marché de petits bâtiments produits en série. Vers 1920, l'Allemagne en exportait déjà de grandes quantités en Amérique et, à partir de 1930, le Japon faisait de même.
Élément complémentaire et indispensable, les tapis couvrant le pied du sapin apparurent sur le marché vers 1913. Conçus au départ pour protéger les planchers de la cire coulant des chandelles, les premiers tapis manufacturés arboraient un Père Noëlconduisant un traîneau tiré par huit rennes.

Dans un pays nordique comme le Canada, la ouate s'avérait très utile pour simuler les grandes étendues de neige. Vers 1930, les papiers crêpés à motifs de pierres ou de briques vinrent remplacer ces tapis artisanaux.
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Chandelle le Dim 7 Déc - 11:11

Bonjour Isa et tous

J'ajoute un commentaire sur le symbolisme de Noël :

Le 25 décembre

6 janvier, 25 mars, 10 avril, 29 mai, toutes ces dates ont, à un moment de notre histoire, été célébrées comme marquant la naissance du Christ, avant que ne s’impose le 25 décembre. La date du 25 décembre apparaît officiellement au IVe siècle, avec le chronographe romain de 354, qui fixe la naissance du Christ à Bethléem le 25 décembre. Jusque-là, la liturgie primitive se concentrait sur la mort et la résurrection du Christ. Quand les Eglises latines décidèrent d’instituer une fête spéciale pour célébrer la naissance de Jésus « dans la chair », ils la fixèrent donc, après quelques tâtonnements, au 25 décembre. Aucun document ne précisant le jour de la naissance de Jésus, les choix du jour et du mois étaient libres.






Origine

Ainsi donc, le plus probable est que l’Eglise de Rome avait fixé la date de la naissance du Christ au 25 décembre pour ne pas heurter de front d’anciennes traditions. L’opinion commune des historiens est que l’on se décida pour le 25 décembre parce qu’il y avait déjà, ce jour-là à Rome, une grande fête dédiée à la naissance du Soleil triomphant (Sol invictus), en rapport avec le solstice d’hiver. Mais surtout, cette période était consacrée d’un côté à la naissance de Mithra, divinité solaire perse favorite de beaucoup de légionnaires, et de l’autre à la personne de l’empereur, considéré comme un dieu incarné.

Eglise d’Orient, Eglise d’Occident

C’est après la conversion de l’Empire romain au christianisme que le 25 décembre reçut une nouvelle fonction, celle de célébrer la naissance de celui qui était appelé la « Lumière du monde » et le « Soleil de justice ». De son côté, et pour les mêmes raisons, l’Eglise d’Orient avait choisi la date du 6 janvier, pour célébrer l’Epiphanie (en grec : apparition, manifestation).

L’objet de cette célébration était multiple : le baptême du Sauveur, l’adoration des Mages et la manifestation de Jésus aux noces de Cana, puis l’adoration des bergers, et enfin le souvenir de la Nativité elle-même. Et lorsque Rome proposa ou imposa la date du 25 décembre, l’accueil des Eglises d’Orient fut réservé, qualifiant cette journée de « fête païenne et idolâtre », et refusèrent de la célébrer. Le 6 janvier est encore le jour où beaucoup d’Eglises grecques ou orthodoxes célèbrent leur Noël.

Etymologie
Noël, synonyme d’espoir, de fête, vient du latin natalis (dies), jour de naissance, et Christmas en anglais, signifie la messe du Christ. En effet, quand Saint-Augustin s’établit dans le Kent pour évangéliser les Saxons, il insista surtout sur la célébration de la fête de Noël, concrétisée par des messes. En Allemagne, c’est le mot Weihnachten qui désigne Noël. Le sens de ce mot serait « nuits saintes » ou « nuits consacrées ».

Tout comme la fête elle-même a opéré une fusion de coutumes préexistantes, le mot qui la désigne a repris à son compte d’autres dénominations. L’extension du mot ,au Moyen-Age en France, a été telle que « Noël » était devenu similaire à un grand cri d’enthousiasme et de joie populaire ; on y célébrait naissances, baptêmes, mariages des princes ou encore couronnements des rois.
De nos jours, Noël a repris son sens initial. Rarement un mot n’a eu un tel pouvoir : faire naître l’espoir, même pour ceux qui n’ont pas la foi, faire revenir les souvenirs enfouis, ramener à la lumière cette part cachée de nous qu’est l’enfance.

Amicalement
Lucie
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Re: Les Fêtes à travers le Temps

Message  Chandelle le Dim 7 Déc - 11:13

Les symboles

Le sapin

Le sapin est devenu le signe par excellence de Noël. Dès la mi-décembre, les boutiques en sont remplies… Objet de cultes anciens, le sapin se pare maintenant d’étoiles de Béthléem, tout comme de petits pères Noël, ou d’anges couronnés… Pourtant, cette tradition est relativement récente : trois à quatre siècles au plus. Certes, le culte de la verdure au cœur de l’hiver est très ancien : les Romains, pendant les Saturnales de décembre et les Calendes de janvier, décoraient leurs demeures de feuillages, de houx, de lierre, parfois même de sapins.

Les peuples païens célébraient les derniers jours de l’année par des réjouissances accompagnées de sacrifices, au pied d’arbres consacrés. Les fêtes du solstice d’hiver étaient importantes chez les peuples nordiques : le soleil qui renaissait alimentait l’espoir de la fin des glaciations hivernales, et l’on illuminait le sapin cosmique, symbole de la vie toujours renaissante.
La coutume du sapin serait essentiellement chrétienne, due à la combinaison de deux symboles religieux du Moyen-Age : la lumière de Noël, et l’Arbre du Paradis. Un des drame liturgiques les plus populaires, joué dans les églises à partir du XIe , était celui du « Paradis ». On y voyait la création de l’homme, le péché d’Adam et d’Eve, et leur expulsion du jardin.

Le mystère se terminait sur l’annonce de la venue du Sauveur et de son incarnation. Or, le jardin d’Eden était représenté par un sapin où étaient accrochées des pommes. Plus tard, quand les mystères furent interdits, les fidèles, mirent l’Arbre du Paradis dans leur maison, une fois l’an, en l’honneur d’Adam et Eve. Si l’Eglise latine ne célèbre pas ces derniers comme des saints, les Eglises orientales les ont canonisés. Ainsi, le 24 décembre, on pouvait voir l’Arbre du Paradis dans les maisons des fidèles de plusieurs pays d’Europe : c’était un sapin avec des pommes rouges…


Le premier arbre de Noël fut dressé en France par la princesse de Mecklenbourg en 1837, apporté dans son trousseau de mariage avec le duc d’Orléans. Mais c’est seulement quelques années plus tard que la coutume s’implanta, encouragée par l’impératrice Eugénie. C’est à Boston, aux Etats-Unis, qu’en 1912 on installa pour la première fois des sapins illuminé sur les places publiques de la ville.

La crèche

Dès les premiers temps de la chrétienté, la grotte où naquit le Christ, puis la crèche, devint un objet de culte et de pèlerinage. A partir du VIe, des oratoires furent construits dans certaines églises, et on y priait devant une image de la Vierge portant l’Enfant. La reproduction du lieu de la Nativité prenait forme, mais avant de devenir, assez récemment, une pratique familiale, elle était une représentation publique des drames liturgiques ou mystères.

Deux événements eurent une grande importance : l’interdiction, par Louis XIV, des mystères, qui avaient pris une tournure profane, et la lutte de L’Eglise contre la Réforme, qui eut pour effet de créer de nouveaux ordres religieux et des dévotions nouvelles, dans lesquelles la Nativité tenait une grande place. Progressivement, toutes les églises voudront installer une crèche pour les fêtes de Noël, en respectant les personnages de l’évangile, ou au contraire, en associant des représentants de la population locale. Les crèches devinrent plus élaborées, plus réalistes.
De l’église, la crèche passa dans les lieux publics, au travers des crèches parlantes par exemple, chantées devant les églises. Puis, elle trouva sa place au sein de la famille : les crèches familiales furent d’abord des objets précieux, placés sous vitrines. Ensuite, la fabrication de figurines en mie de pain ou en argile, transforma la nature de la crèche familiale. Plus accessible, elle se répandit alors avec un essor particulier et fit le tour du monde chrétien.

Les cadeaux

Depuis l’Antiquité, dans les pays méridionaux comme dans les pays septentrionaux, le solstice d’hiver ou le changement de l’année était une époque de cadeaux. Pendant que les Romains se faisaient des cadeaux les uns aux autres, le dieu nordique Odin répandait les nuits d’hiver des cadeaux pour les enfants sages. En Norvège, des gnomes sortaient de leur caverne pour faire de même. Les premiers évangélisateurs se sont donc trouvés confrontés à ces traditions et, faute de les interdire, les ont annexées.

C’était donc l’Enfant Jésus qui était honoré, qui répandait ses bontés sur le monde le 25 décembre, ou avant, ou après, et ce directement ou par un intermédiaire. Chaque pays lui a donné une physionomie particulière, un nom et des rites, avant l’uniformisation actuelle où le Père Noël triomphe.

La bûche, le réveillon

Dans la nuit du 24 au 25 décembre, les catholiques célèbrent une messe évoquant la naissance de Jésus. Elle est aujourd’hui souvent précédée d’une veillée. C’est le moment du réveillon où la dinde et la bûche tiennent encore une place importante. Bien sûr, la bûche traditionnelle glacée ou pâtissière a remplacé la véritable bûche de bois que l’on mettait dans l’âtre avant de se rendre à la messe de minuit. Bénie, elle devait se consumer toute la nuit, ou plusieurs jours. Sa combustion était prétexte à de nombreuses prédictions. Les cendres recueillies avaient la réputation de préserver la maison du « feu du ciel » et de porter bonheur à tous ses hôtes.
Le père Noël
Lors des fêtes scandinaves du solstice d’hiver, le personnage central était Odin, représenté comme un vieillard bienveillant à la barbe abondante, vêtu d’une houppelande rouge. Il luttait contre les démons de la glace et de la neige. Les Scandinaves l’appelaient Yule. C’était un dieu de paix qui visitait son royaume à ski, ou sur un char traîné par des rennes ou des cygnes. Dans sa hotte, il transportait les cadeaux qu’il destinait à ceux qui le priaient. C’est donc lui, à l’évidence, l’ancêtre de notre «Père Noël».
Père Noël, Santaclaus, Weihnachstmann, il ne connaît pas de frontières, et pourtant il n’est pas bien vieux. En France, le Père Noël fait son apparition au début du XXe siècle. Jusqu’alors, les enfants attendaient, selon les régions, le petit Jésus, Saint Nicolas, le père Janvier… Son origine est anglo-saxonne, mais il n’a pas de fondement historique. Ce personnage traditionnel est donc l’héritage de nombreuses figures mythiques. D’un point de vue psychologique, il serait un repère structurant dans la vie des enfants.



Le Père Noël a aussi dérangé, et son effigie fut brûlée à Dijon en 1951 par exemple. Il fut donc considéré comme une invention dont on se sert pour enlever le caractère religieux à la fête de Noël. Ne serait-il pas simplement un trait d’union entre la joie humaine et le mystère de la naissance de Jésus-Christ ?

Lucie
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